Bakary Dabo
17 Juin 2009
Le Sénégal cherche les meilleures voies et moyens pour faciliter les changes devant doper sa prise de part de marché au niveau international. Pour arriver à cette fin, tous les acteurs du commerce extérieur va, pendant cinq jours, auto-évaluer les besoins et priorités du pays en terme de facilitation des échanges.
Dans le cadre de son programme d'assistance technique, l'Organisation Mondiale du Commerce (Omc), en collaboration avec le Ministère du Commerce, a ouvert ce lundi 15 juin, un atelier de cinq jours d'auto-évaluation par le Sénégal de ses besoins et priorités en matière de facilitation des échanges.
Dans le cadre du Cycle de Doha, les membres l'Omc négocient en vue de parvenir à un Accord sur la facilitation des échanges. Ledit Accord a pour objectif d'harmoniser et de simplifier les procédures administratives nationales dans les échanges commerciaux internationaux. L'Omc a invité l'ensemble des Etats membres à faire une évaluation de leurs besoins, afin de se tenir prêt à mettre en oeuvre l'Accord sur la facilitation des échanges.
Dans cette perspective, l'Omc a prévu dans son programme d'assistance technique, d'appuyer les pays en développement, le Sénégal en particulier, pour organiser un atelier qui permettra aux parties prenantes du secteur public et du secteur privé d'avoir un aperçu général sur le processus d'évaluation des besoins et du guide d'auto-évaluation élaboré à cet effet par la Banque mondiale, en coopération avec le Secrétariat de l'Omc et d'autres organisations.
Cette rencontre qui enregistre la participation de deux experts européens devra permettre d'échanger avec les facilitateurs sur le contenu des propositions actuelles de mesures relatives aux trois articles du GATT de 1994 qui sous-tendent les négociations sur la facilitation des échanges, à savoir : publication et administration des règlements relatifs au commerce, redevances et formalités, liberté de transit.
Selon le ministre du commerce, M. Amadou Niang, « l'Omc et le gouvernement collabore pour que le Sénégal parvienne à trouver les meilleurs voies et moyens de faciliter les échanges et le commerce extérieur du Sénégal pour atteindre le commerce mondial et trouver la meilleure part de marché pour le pays ».
Pour M. Niang, quand on parle de commerce international, le bras armé de l'État c'est la douane. Dans ce cas de figure, a t'il souligné, « il faut que la douane dispose des meilleurs moyens pour faciliter des échanges et pour cela, il y'a trois facteurs principaux dont les accords signés avec des États et qui tiennent compte de la stratification pays développés, pays en voie de développement et PMA ». Il a postulé que « la douane tirera profit (avantage et information) de ce qui lui sera transmis des négociations de l'Omc dans le cadre de Doha et dans le cadre de Hong Kong (2004 et 2005) ».
Pour se faire une place sur le marché international, le ministre du commerce pense à d'autres facteurs notamment le niveau de compétence des acteurs capables de conquérir le marché international, la disponibilité d'équipement portuaire et aéroportuaire adéquat et la cohésion au niveau sous-régional.
Pour magnifier l'importance de ce présent atelier, Mme Brigit Viohl, expert associé de la section facilitation des échanges de la Cnuced a rappelé les représentants du Sénégal à Genève pourront utiliser les évaluation qui sortiront de ces cinq jours pour négocier de manière plus efficace, s'agissant en particulier de l'assistance technique et du traitement spécial et différencié. « Votre travail, cette semaine constituera donc un apport très important pour les négociations de votre pays en ce qui concerne la facilitation des échanges », a t'elle précisé.
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