Lazare Kolyang
17 Juin 2009
La Bad et les autres partenaires financiers demandent l'examen des documents au 31 décembre 2006, 2007 et 2008.
Au terme de trois jours de travaux à Douala et Limbé, entre le 09 et 11 juin dernier, les bailleurs de fonds engagés dans le projet de construction du Yard pétrolier de Limbé viennent de soumettre au gouvernement camerounais un certain nombre de recommandations pour la réalisation de cet important projet. Après avoir pris note de la non résolution d'un certain nombre de problèmes institutionnels, à la fois au niveau du Chantier naval et industriel du Cameroun (Cnic) que de la Cellule d'exécution du projet (Cep) du yard pétrolier de Limbé, dont la persistance serait susceptible de compromettre l'achèvement des travaux de mise en oeuvre du projet, les bailleurs de fonds, conduits par la Banque africaine de développement (Bad), chef de file de ces partenaires, sont revenus sur les problèmes qui avaient été relevés par les différents audits et supervisions et qui nécessitaient des actions correctives dans les brefs délais.
Il s'agissait des dysfonctionnements au niveau des procédures de contrôles interne, des faiblesses au niveau de la gestion des comptes bancaires du projet, la nécessité d'un réexamen de la structure organisationnelle de la Cep et l'élaboration des termes de référence clairs et précis pour les agents affectés à la Cep, la nécessité de procéder à l'audit des états financiers du projet, l'absence de procédures internes pour la préparation des états de rapprochement mensuel des comptes bancaires du projet, et enfin l'absence d'informations sur les revenus générés par le projet et la non résolution des contentieux juridiques.
Quote part
La direction générale du Cnic a présenté des éléments relatifs à une avancée significative de certains des problèmes soulevés. Les représentants des bailleurs de fonds ont promis d'apprécier lesdits éléments. A l'issue de cette rencontre, la direction générale du Cnic, les bailleurs et actionnaires ont convenu de diligenter, dans les meilleurs délais, les actions requises pour assurer une exécution rapide du projet. Pour ce faire, plusieurs recommandations ont été formulées. Sur le plan technique, il s'agit pour le Cnic, entre autres, de soumettre à l'appréciation des bailleurs de fonds un état détaillé de l'exécution physique et financier du projet. Les bailleurs de fonds, sur le plan institutionnel, recommandent la nécessité de nomination, par les organes de décision, aux postes clés, aussi bien au niveau du Cnic que de la Cep, la réalisation dans les plus brefs délais de l'audit des états financiers du projet pour les exercices arrêtés au 31 décembre 2005, 2006, 2007 et 2008.
Dans ce chapelet de recommandations, chaque acteur partie prenante du projet a été interpellé. Il a ainsi été demandé aux actionnaires de libérer effectivement leur quote part pour le financement du projet. Un projet dont le niveau de réalisation avait été présenté à l'ouverture des travaux par le Directeur général par intérim du Cnic, Antoine Bikoro Alo'o. Avec comme fait majeur, le niveau de réalisation des travaux qui est estimé à 37,61%. Un retard qui est dû, selon les dires de Antoine Bikoro Alo'o, aux difficultés liées aux décaissements des fonds par certains partenaires financiers.
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