Eric Elouga
17 Juin 2009
Pour ceux qui l'utilisent, le bâton est incontournable pour l'inculcation des principes.
«Honnêtement, je ne pensais pas que j'aurais à en arriver là un jour, mais je ne savais plus quel autre moyen utiliser ». La confession de Géraldine T., jeune maman de Douala, tout ce qu'il y a de moderne, est assez révélatrice. Son fils, 8 ans, appartient à la race des grands têtus. La même consigne répétée trois fois, l'enfant fait exactement l'opposé. Les conseils distillés sur le ton maternel, ont du mal à être intégrés.
Les interdictions de tous ordres sont presque systématiquement enfreintes. Alors finalement, même si elle réprouve la méthode et a d'abord essayé d'autres types de punition, Géraldine T. a fini par recourir au bâton. Une fessée bien appuyée qui, à défaut de complètement redresser son fils, a au moins le mérite de le faire obéir quand le ton monte. « Avant, même si j'élevais la voix, il n'avait pas peur de moi. Maintenant qu'il sait que je peux mettre la main sur lui, mes menaces ont un peu plus d'écho », reconnaît-elle. Pour les adeptes de la bastonnade, l'argument est très souvent le même, et se résume dans la célèbre maxime « la peur du gendarme est le début de la sagesse ».
Dans cette catégorie, deux grandes tendances. La première, celle dite de « la vieille école ». Son principe, l'apprentissage des valeurs ne se négocie pas. Inutile de parlementer avec les enfants, d'essayer de leur faire comprendre le bien-fondé de ci ou ça. De toute façon, à leur âge, ils ne comprendraient pas. Alors, l'option de la chicotte est adoptée dès le départ comme ligne conductrice de l'éducation. Quelques excès peuvent être déplorées, mais seule compte la finalité, à savoir un encadrement moral rigide. « C'est ainsi que nos parents nous ont élevé. S'il y a autant de dérives sociales aujourd'hui, c'est parce qu'il y a eu relâchement », estime par exemple Célestin M., lui-même enseignant.
La deuxième école préfère un usage plus rationnel de la chose. Dans une forme de pyramide de sanctions, le bâton est considéré comme l'un des derniers recours. Pour Victoire Masoman, directrice d'école, c'est incontestablement la meilleure méthode. « Pour les petites bêtises, on peut juste gronder l'enfant ou le punir. Mais si il a fait quelque chose de grave, alors on doit recourir à la chicotte. C'est une forme de communication. Ça lui permet d'avoir une idée des fautes les plus lourdes et de celles qui sont tolérables », explique-t-elle.
Dans ces développements d'argumentaires, la frange conservatrice des parents considère notamment que le contexte africain est propice à l'usage du bâton. Et pour cause ! «L'homme noir ne comprend que cette forme de langage ».
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Si cette mere n'a donne la fessee qu'une seule fois en 8 ans, on peut pas dire que c'est abusif. Mais si enfin elle arrive a ne plus etre efficace, j'espere qu'elle l'abandonnera. En tant qu'a l'ecole, oui, il y a 30 ans en Angleterre aussi, pour les lourdes fautes uniquement et surtout jamais jamais pour le mauvais travail, il y avait la baguette, ou bien, moins severe, le chausson. Meme le posterieur d'une jeune fille, si elle se prouvait particulierement recalcitrante pouvait subir l'application de ce dernier! Cela nous a ramene a l'ordre sans pour autant ruiner la vie de personne.