Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Une nouvelle technologie pour apporter de la valeur ajoutée au diamant en RDC

Kinshasa — Natif de la République démocratique du Congo établi à Anvers en Belgique, Bob Bonde vient de penser à son pays en le dotant d'un laboratoire ultramoderne de nettoyage de diamant. Son but est de conférer à la pierre précieuse une valeur ajoutée à même de le faire vendre à son juste prix. Le laboratoire est dénommé "Diablanc". Par un procédé physico-chimique de désoxydation, le laboratoire épure la pierre précieuse impropre pour faire d'elle un diamant. La pierre éternelle retrouve son éclat et ses vraies couleurs, sans rien perdre de son poids. Le propriétaire du colis a ainsi la possibilité de le vendre à sa juste valeur, au regard de sa vraie nature retrouvée.

Expert en la matière puisque travaillant dans une bourse de diamant sur une des places mondialement reconnues en l'occurrence Anvers, Bob Bonde cerne la pierre précieuse et fait savoir que la vraie valeur du diamant se reconnait par son éclat, ses couleurs, sa forme et son poids. Et "Diablanc" qu'il vient d'implanter à Kinshasa intervient au niveau essentiel de valorisation du diamant. Qui est de lui rendre son éclat, le premier aspect qui frappe tout acheteur.

Bob Bonde dit avoir fait un constat malheureux de la sous-évaluation systématique des colis de diamant congolais non nettoyés. C'est là l'origine de son initiative. Un diamant non lavé, explique-t-il, ne ressort pas sa vraie valeur, au-delà de son caratage.

Mais après l'opération de désoxydation, ce même diamant peut révéler sa vraie valeur, du simple à 10 ou à 1000 pour cent. Un diamant brun évalué à 30 dollars américains, par exemple, malgré son caratage peut se vendre, après purification, jusqu'à 3000 dollars américains voire plus.

En installant donc sa laverie de diamant en RDC, Bob Bonde a voulu rapprocher les vendeurs congolais des acheteurs étrangers pour réduire le gap entre la valeur jusque-là imposée au diamant congolais et son prix réel, une fois purifié."Diablanc" n'est donc ni un comptoir d'achat ni une taillerie de diamant, a-t-il bien voulu préciser, mais bien un laboratoire qui confère une valeur ajoutée à la pierre de tous les rêves.

Par rapport aux structures étatiques d'évaluation et d'expertise des matières précieuses, allusion faite à la CEEC, Bob Bonde indique que "Diablanc" n'intervient pas en concurrence et encore moins n'a la prétention de s'inscrire dans la traçabilité du diamant à l'instar du processus de Kimberley.

Par contre, un détenteur d'un colis qui souhaite exporter tirerait le meilleur parti s'il le fait purifier avant de l'expertiser pour exportation. Dans la chaine du processus, le vendeur et l'Etat congolais trouvent leur compte dès lors que le diamant à exporter a une valeur ajoutée après sa désoxydation.

Par ailleurs, le diamant étant un bien précieux, Bob Bonde a pris le soin de doter ses installations d'un outil informatique ultra-sophistiqué qui permet au client de rester maître de son colis tout au long de son traitement. Vingt-quatre heures pour le diamant de joaillerie et huit heures pour le diamant industriel. Le porteur d'un colis est joint, par un procédé biométrique, à son bien jusqu'à sa récupération, tandis que des cameras de surveillance de haute définition enregistrent tout le processus de formalité.

Au-delà de ces garanties technologiques, Bob Bonde relève le fait que dans les milieux de diamant, on fonctionne sur le mode de la confiance. C'est, en réalité, la meilleure sécurité qu'on peut offrir à un partenaire.

En plus, Bob offre à ses clients, non seulement la sécurité technologique mais également la reconnaissance juridique de sa laverie et l'implication, dans ses installations, d'un guichet de la Banque commerciale du Congo (BCDC, de droit belge) qui encaisse tout payement.

Enfin, il faut relever que le laboratoire "Diablanc" est une première en Afrique subsaharienne. A ce jour, seules les grandes places diamantaires sont équipées de ces instruments Hi-Tech, notamment Anvers, Tel-Aviv, New-York ou Bombay.


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