La Presse (Tunis)

Tunisie: Protection de la couche d'ozone - Protocole de Montréal - 22 ans de réalisations et de réussites

K.k.

19 Juin 2009


Dans le cadre de la journée nationale de l'environnement, l'Agence nationale de protection de l'environnement (Anpe), sous l'égide du ministère de l'Environnement et du Développement durable, a organisé hier un séminaire national sur "le Protocole de Montréal : 22 ans de réalisations et de réussites".

Outre la présence de M. Habib Dimassi, chef de cabinet du ministre de l'Environnement et du Développement durable, M. Nadhir Hamada, ont participé à la conférence M. Féthi Khedhr, directeur général de la société Mont Blanc, Mme Sonia Mfarej de l'Anpe et M. Youssef Hamami de la même instance aux côtés de représentants d' ONG et de cadres de la société civile.

Suite à l'allocution de bienvenue de M. Nourredine Ben Rjéb, directeur général de l'Anpe, parole fut donnée au représentant du ministère de l'Environnement et du Développement Durable, M. Habib Dimassi, ce dernier ayant passé en revue les différentes recommandations depuis la signature du Protocole de Montréal le 16 Septembre 1987 joint aux mécanismes d'action y afférents à l'échelle nationale et surtout internationale: "La protection de l'environnement est un axe prioritaire de la politique de développement en Tunisie", a rappelé M. Dimassi. "Le recours à de nouvelles technologies respectant l'environnement joint aux différents programmes de sensibilisation sont de nature à anticiper et freiner toute détérioration environnementale".

Le Protocole de Montréal en question...

Il est vrai qu'outre la mise en place d'un cadre légal et de normes favorisant le bien-être écologique, la Tunisie s'est radicalement orientée vers la mise à niveau environnementale de son tissu industriel par l'introduction d'un écolabel pour les produits manufacturés alors que dans le même temps, le tourisme n'est pas en reste avec la mise en place de règles drastiques de respect de l'environnement via une certification Iso.

Le Protocole de Montréal datant de 1987 est une entente internationale modèle ayant permis d'obtenir des résultats concrets en matière d'environnement.

Cet accord concourt en faveur d'une réduction substantielle des émissions de substances appauvrissant la couche d'ozone de la stratosphère à l'instar des chlorofluorocarbones (CFC). Signé à Montréal en 1987 et entériné par plus de 191 pays, ce protocole a permis de mettre un terme à la production et à l'utilisation de plus de 95% des substances appauvrissant la couche d'ozone à l'échelle mondiale.

Effectivement, les scientifiques et autres spécialistes des questions environnementales ont déterminé que le taux de déclinaison dans l'ozone a été réduit, et que le niveau de l'ozone n'est plus décliné au dessus du réseau de mi-latitude, incluant le Sud du Canada. Il est évidemment clair qu'au départ, le recouvrement de la couche d'ozone sera anticipé durant la prochaine décénnie.

Ainsi, reconnaissant que les émissions à l'échelle mondiale de certaines substances peuvent appauvrir de façon significative et modifier autrement la couche d'ozone d'une manière qui risque d'avoir des effets néfastes sur la santé de l'homme et l'environnement, et constatant qu'une disposition particulière s'impose pour répondre aux besoins des pays en développement, notamment par l'octroi de ressources financières supplémentaires et l'accès aux techniques appropriées, (compte tenu du fait que l'ampleur des fonds nécessaires est prévisible et que ceux-ci devraient pouvoir apporter une différence substantielle dans la capacité du monde à s'attaquer au problème scientifiquement démontré de l'appauvrissement de la couche d'ozone et de ses effets nocifs selon le Montreal-Protocol Booklet), ce protocole relatif à des substances qui appauvrissent la couche d'ozone n'a cessé d'être revu et ajusté, que ce soit à Londres en 1990, à Copenhague en 1992, à Vienne en 1995, à Montréal en 1997 ou encore à Beijing en 1999.

Techniquement, ce protocole impose la suppression de l'utilisation des CFC (chlorofluorocarbures) sauf pour des utilisations qualifiées de critiques ou essentielles, de halons, bromure de méthyle et autres substances appauvrissant la couche d'ozone (HCFC (hydrochlorofluorocarbures), tétrachlorométhane, bromochlorométhane, hydrobromofluorocarbone, méthylchloroforme). Les CFC sont aujourd'hui définitivement supprimés à l'exception de quantités très minimes et indispensables (utilisation en médecine).

Ainsi, la finalité du Protocole de Montréal est de promouvoir une coopération internationale en matière de recherche, de développement et de transfert de techniques de substitution pour la réglementation et la réduction des émissions de substances qui appauvrissent la couche d'ozone, en tenant compte notamment des besoins des pays en développement. Beau challenge qui demande l'adhésion et la mobilisation de tout un chacun.

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