Thomas Dakin Pouya
22 Juin 2009
C'est parti pour la session 2009 du Baccalauréat ce samedi 20 juin. Le lancement officiel a été fait au lycée Nelson-Mandela par les ministres Joseph Paré et Maxime Somé, accompagnés d'éminentes personnalités du temple du savoir. Le passage obligé pour accéder à l'Université ou à d'autres études supérieures a été ouvert le 20 juin pour la session 2009 des épreuves du Bac. 40 027 candidats ont été lancés au galop ce 20 juin 2009, pour la conquête de ce premier diplôme universitaire. 171 jurys sont logés dans 79 centres au total sur toute l'étendue du territoire national.
Dix minutes avant le début des «hostilités», à 7 h 20, le ministre Joseph Paré chargé des Enseignements secondaire, supérieur et de la Recherche scientifique (MESSRS), son collègue Maxime Somé en charge de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle, accompagnés du secrétaire général du MESSRS, des présidents des Universités de Ouagadougou et Ouaga II, ainsi que du directeur de l'Office du Bac patientent dans la salle du jury 111 de la série A.
Ils devisent avec les candidats, dans une ambiance sereine. Quand retentit la sirène, il est 7 h 30 mn, et le ministre Paré ouvre l'enveloppe contenant les sujets devant témoins : journalistes, élèves et surveillants. Le premier sujet au choix de la série A du Bac est connu : «Faut-il parfois désobéir aux lois ?». C'est l'un des trois sujets de philosophie. Sur le visage des candidats présents dans la salle, se lit une confiance tenue.
La cogitation philosophique peut prendre son vol dans un calme serein. «Pas de difficulté majeure. Il y a les absents, mais il est trop tôt pour avoir une idée exacte du taux de défection» a déclaré M. Pierre Alexis Bassinga, proviseur du lycée Nelson-Mandela et chef dudit centre.
Au lycée Philippe-Zinda-Kaboré le Pr Gérard Zombré, président des jurys 117 et 118 embouche la même trompette sur la sérénité du début des examens, nonobstant un taux d'absence qu'il estime à 5%.
Cependant, tous les jurys n'affichent pas la même sérénité, à l'exemple de ceux 115 et 116 de la série D du lycée Newton I en centre-ville. Les nuisances sonores consécutives à la transe footbalistique qui a pris les Burkinabè à quelques heures du match Etalons#Eléphants leur ont été préjudiciables. Coups de sifflets, de klaxons, motos pétaradantes, animations spontanées ont quelque peu troublé la quiétude des 448 candidats présents et soumis plutôt à la reflexion intellectuelle.
Somme toute, malgré des protestations initiales, a affirmé M. François Yaméogo chef du centre : «les candidats ont compris qu'il fallait s'y faire. Ils se sont calmés et tout se passe bien en ce moment». L'épreuve de français à eux soumise (3 au choix), comporte un texte de Bernadette Dao, tiré de son recueil de poésie «Quote part et symphonie».
Avant de laisser les candidats à leur sage occupation et de leur souhaiter beaucoup de chance et surtout du courage, le ministre Paré a tenu à mettre en garde ceux des candidats qui seraient tentés d'emprunter des voies frauduleuses: «un dispositif est mis en place pour les empêcher de passer par cette courte échelle», a-t-il averti.
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