PIERRE EMANGONGO ET BIENVENU IPAN
23 Juin 2009
Kinshasa — La dissolution du Haut Conseil d'Etat continue à diviser le président déchu en Mauritanie, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et le chef de la junte militaire, le général Mohamed Ould Abdel Aziz. Ce dernier est appelé à respecter l'accord-cadre de Dakar afin de faciliter l'élection présidentielle du 18 juillet et de remettre la Mauritanie sur les rails de la démocratie.
Le Haut conseil d'Etat (HCE) est la pomme de discorde dans les négociations entre le président déchu en Mauritanie, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et le chef de la junte militaire, le général Mohamed ould Abdel Aziz, a rapporté Sud Quotidien. Si du côté du Front national pour la défense de la démocratie (FNDD), un compromis a été trouvé, le camp du général Abdel Aziz a tout simplement refusé la proposition du Groupe international de contact.
Mohamed Yahya, chef de la délégation du général Abdel Aziz a affirmé le week-end que les négociations sont terminées et qu'il y a eu un accord sur le règlement des problèmes en Mauritanie, mais pas sur la question du Hce. Les membres de la délégation envoyée par le général Abdel Aziz étaient visiblement aux antipodes de ce qui leur a été proposé, vu la façon dont ils sont furtivement sortis de la salle.
DEMOCRATIE
Parmi les représentants du Fndd, Outouma Soumaré, a fait savoir qu'après le second round de Dakar et une nuit blanche, et plusieurs rencontres, «il n'y a pas eu de consensus», malgré la proposition du Groupe de contact international.
Les deux parties, a-t-il ajouté, ne sont pas tombées d'accord sur la proposition faite par le Groupe de contact.
Si du côté du FNDD, un compromis a été accepté, les partisans du général Ould Abdel Aziz sont contre le principe. Lequel accord consiste à remplacer le Haut conseil d'Etat par le Conseil supérieur de défense nationale (Csdn). Cependant, ils ont émis quelques réserves sur le statut de cette nouvelle instance. Car, pour Outouma Soumaré, le Csdn est constitutionnel alors qu'il n' y a pas eu de révision de la Constitution mauritanienne.
Et si rien n'est fait d'ici fin juin 2009, plus d'une personne redoutent le chaos. C'est ainsi que la junte au pouvoir est appelée à respecter l'Accord-cadre de Dakar afin de permettre l'organisation de l'élection présidentielle du 18 juillet et remettre la Mauritanie sur les rails de la démocratie.
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