La Presse (Tunis)

Tunisie: Publicité

Kamel Ghattas

23 Juin 2009


Elle est partout et couvre bien des domaines. Elle est parfois aussi sympathique, acceptable, à l'ordre du jour, comme elle peut ne pas être à sa place et choquer. C'est le cas de celle qu'on a vue dans une maternité du côté de l'avenue F. -Hached à Sousse. Elle ne vantait ni une marque de lait ni des couches pour bébés, mais proposait des maisons et appartements à vendre et à louer, des voyages d'agrément, etc.

Convenons que c'est choquant et que l'on devrait y remédier pour le prestige de cette maternité d'abord, pour la corporation qu'elle représente ensuite.

Tout va

C'est de ces anciens bâtiments qui datent de l'avant- dernier siècle qu'il s'agit. Certains ont été achetés par des organismes financiers ou autres et ont déjà cédé la place au verre et au béton. D'autres sont dans un état lamentable et une fois que les problèmes, sans doute fonciers, réglés, ils seront également cédés et c'est tout un pan de notre mémoire qui disparaît.

D'autres encore sont en ruine, inhabités et on se demande comment ils tiennent encore en place et ne se sont pas écroulés sur la tête des passants. Dans tous les cas de figure, la léthargie qui règne aussi bien au niveau de la conservation de ces vieilles bâtisses pleines d'histoire qu'à celui de leur entretien pose problème.

La vitesse

Les routes étaient en mauvais état et on se plaignait. Maintenant qu'elles ont été élargies, transformées en véritables tapis, on les confond avec des autoroutes. La vitesse est excessive et frôle la folie furieuse, surtout du côté des conducteurs de poids lourds qui foncent sans se soucier du danger mortel qu'ils représentent.

Le nouveau pontLa Goulette-Radès n'est pas épargné alors que tout un chacun se rend compte ce qu'un simple dérapage pourrait causer comme dégâts. Vivement l'installation d'une surveillance pour essayer de dissuader et réduire à la raison ces véritables chauffards.

A l'ancienne

En soulevant le cas du pont La Goulette-Radès, il serait utile de rappeler aux municipalités concernées (et qu'on ne soulève pas l'éternel problème des zones territoriales!) qu'il n'y a plus de bac et que toutes les indications relatives à ce moyen de transport devraient disparaître.

C'est choquant parce que cela suppose que l'on n'est pas à jour, et que tout s'est arrêté une fois l'inauguration effectuée. Ensuite, c'est au niveau de l'information et de l'orientation que les choses se compliquent, surtout la nuit, parce que ces anciens panneaux induisent en erreur ceux qui ne sont pas au courant des changements qui ont eu lieu.

A boire

Dans le même ordre d'idées, les palmiers qui ont certainement coûté beaucoup d'argent et que l'on a plantés pour boiser, garnir et animer cette zone, sont en très mauvais état. Ils meurent visiblement de soif. Ce serait dommage de les abandonner tout en perdant un temps précieux à attendre la repousse ou le repiquage de remplacement.

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