Josiane R. Matia
24 Juin 2009
Le Réseau des parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes de forêts denses et humides d'Afrique centrale (REPAR)ouvre la possibilité d'interroger les membres du gouvernement en dehors des traditionnelles séances des questions orales.
Les députés n'ont pas toujours l'occasion de relancer les ministres lors des questions orales au gouvernement. D'où l'inauguration hier à l'Assemblée nationale, d'un espace d'information et de dialogue gouvernement-parlement à l'initiative du Réseau des parlementaires pour la gestion durable des écosystèmes de forêts denses et humides d'Afrique centrale (REPAR). Jean Jacques Zam, coordonnateur national du REPAR, parle d'une « nouvelle forme de communication » entre les deux parties. C'est le ministère des Forêts et de la Faune, représenté par son secrétaire général, Denis Koulagna Koutou, qui a lancé cette première expérience qui se veut désormais une tradition.
Pour Théophile Baoro, représentant du président de l'Assemblée nationale, cette séance d'information permettra « d'accompagner les députés dans la compréhension des actions du gouvernement et d'être associé en amont au processus d'élaboration des lois ». Le Minfof a ainsi proposé des exposés sur la politique forestière camerounaise ou la problématique de l'organisation du marché intérieur du bois. Une signature de convention de collaboration ANAFOR-REPAR devrait être paraphée ce jour.
Hier également, l'atelier de renforcement des capacités des députés sur la question du genre et développement a été clôturé. Les travaux ont été ouverts, lundi dernier, par Hilarion Etong, premier vice-président de l'Assemblée nationale. En présence de l'adjoint du représentant résident du PNUD au Cameroun, Dede Ekoué, du Haut-commissaire du Canada, Jean-Pierre Lavoie. Mais aussi du ministre de la Promotion de la femme et de la famille, Suzanne Mbomback.
L'objectif des travaux était de doter les membres des bureaux des neuf commissions, ainsi que les représentants des groupes parlementaires, d'outils nécessaires à l'intégration effective et efficace du genre dans les lois, les politiques, les programmes et les budgets du Cameroun. L'appui des députés devrait se déployer autour de la sensibilisation et de la mobilisation des femmes dans les circonscriptions électorales. Mais également au niveau du vote des lois qui prennent systématiquement en compte les préoccupations du genre et sur le contrôle de l'action gouvernementale quant à son application.
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