Le Soleil (Dakar)

Sénégal: Eau potable pour tous - Un plan d'action validé

B. B. Sane

24 Juin 2009


A huit mois de la fin de la deuxième phase du « Projet eau potable pour tous et appui aux activités communautaires (Peptac 2) », un plan d'action pour la période 2009-2010 a été validé hier à Dakar au Centre des métiers de la Sde sous la présidence de M. Babou Sarr, Directeur de l'exploitation et de la maintenance (Dem), au nom du ministre d'Etat Omar Sarr, ministre de l'Hydraulique et des membres du comité de pilotage.

Le Projet eau potable pour tous et appui aux activités communautaires a coûté pour la première année environ 250 millions Cfa. Et 100 millions Cfa pour la deuxième année. Mais il reste, pour cette dernière année du projet qui prend fin au mois de février prochain, une kyrielle d'activités.

MM. Fukaï et Masse Niang, respectivement chef de projet du côté japonais et sénégalais ont décliné dans leur présentation des résultats du projet dans le cadre de la seconde phase. C'est d'abord la mise en place de 31 des 35 Asufors (Comités de gestion communautaire de forage). Dans la zone Sud du pays, 35 sites ont été ciblés par le projet à Tambacounda (20), Bakel (10) et Kédougou (5).

L'installation des Asufors a occasionné des activités communautaires de renforcement de capacités des personnes touchées par le projet. Cette formation prend aussi en compte la réhabilitation et le remplacement de l'équipement des forages.

D'autres activités communautaires dans les secteurs de l'agriculture (irrigation) et de l'élevage ont été faites dans plusieurs localités des régions de Tambacounda et de Kédougou.

Le plan d'action, qui a suivi l'exposé des deux chefs de projet, déroule des activités de maintenance, de sensibilisation, de vulgarisation des Asufors et d'approche sur l'utilisation de l'eau.

Pour le Directeur de l'exploitation et de la maintenance Babou Sarr, il va falloir d'abord retravailler le plan d'action en faisant ressortir clairement les activités à mener et les structures impliquées.

Quid de la gestion financière du projet ? Babou Sarr a demandé plus de transparence dans ce secteur pour permettre une plus grande visibilité dans le travail. Quant au retard relatif à l'installation des derniers Asufors, il a demandé au projet de trouver la parade pour continuer le fonctionnement des activités en l'absence des experts japonais surtout dans l'utilisation des fonds.

La délivrance du récépissé pour les Asufors, qui est un véritable goulot d'étranglement, mériterait selon lui de voir une accélération de son processus de reconnaissance.

Quant à la pérennisation, le directeur de la maintenance a pris des engagements pour garder les acquis du projet. Des engagements qui répondent au voeu du représentant de la Jica, M. Noda qui, à l'issue de son adresse, a recommandé à la Dem de s'inscrire dans la durabilité des activités qui ont été initiées, à travers la mise en place d'un dispositif de consolidation et de suivi des acquis enregistrés dans la phase d'accompagnement.

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