El Hadji Gorgui Wade Ndoye
24 Juin 2009
Les prévisions en matière de réchauffement climatique sont très pessimistes, selon le Rapport du Forum Humanitaire sur 'l'impact humain du changement climatique'. Les 400 experts réunis à Genève à l'occasion de la deuxième édition dudit Forum, ouvert hier par Kofi Annan et la ministre suisse des Affaires étrangères, Micheline Calmy Rey, tentent de trouver un consensus pour éviter le pire.
Eviter le pire ! Kofi Annan s'y engage avec son Forum humanitaire mondial lancé en 2007 et qui a ouvert mardi à Genève sa deuxième édition consacrée à l'impact humain du changement climatique.
Cette conférence de deux jours réunit plus de 400 experts de différents secteurs (Etat, Privé, Société civile) en vue d'adopter, ce mercredi, à sa clôture une recommandation consensuelle qui servira de 'Feuille de route' pour la Conférence de Copenhague sur l'environnement, prévue à la fin de cette année Le changement climatique affecte négativement l'environnement de même que les êtres humains.
Et ceux qui payent le plus lourd fardeau sont les pays pauvres et les personnes démunies. Pourtant, a affirmé Kofi Annan, 'les 50 pays les moins développés de notre planète réunis tous ensemble ne participent qu'à l'ordre de 1 % sur l'effet de serre'.
Une raison suffisante pour que Kofi Annan, ancien Secrétaire général des Nations Unies et Président du Forum humanitaire mondial réitère son appel lancé l'année dernière pour 'une justice climatique'. En effet, pour le Ghanéen, les grands pays pollueurs doivent donc payer. Il considère que c'est un problème de justice, au-delà de l'aspect purement moral de la solidarité entre les peuples.
Kofi Annan qui a pris la présidence du Forum humanitaire mondial après avoir dirigé l'Organisation des Nations Unies, veut jouer à ce titre 'un rôle mobilisateur, de catalyseur des énergies de tout genre'.
'Il est le seul aujourd'hui à pouvoir rassembler les gouvernements, la société civile et le secteur privé pour créer ce consensus qui est absolument indispensable pour que l'on puisse avancer sur les questions de migrations et de changement climatique', affirmait le Président de la Place financière suisse, M. Ivan Pictet.
En réalité, concernant les mesures qui, à long terme, pourront permettre de réduire les émissions de carbone, un processus désigné sous le vocable de 'mitigation', c'est-à-dire, en d'autres termes tous les investissements dans les énergies renouvelables et dans des installations qui sont plus déficientes en matière d'énergie ou pour 'l'adaptation', qui est de s'occuper des populations qui doivent fuir leur pays pour des questions climatiques, il faudra beaucoup d'argent.
Le chiffre de 500 millions de dollars est avancé. Et c'est largement insuffisant car il y a une cinquantaine de pays qui sont concernés par les 'réfugiés climatiques'. Cette nouvelle catégorie d'individus provient notamment des pays pauvres alors qu'ils ne sont en rien, en tout cas, peu responsables du changement climatique. C'est donc au nom de la justice, des droits de l'Homme et de la Dignité tout court que Kofi Annan s'engage en portant haut la voix de celles et ceux qui souffrent du réchauffement.
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