Propos recueillis par Jeanine Fankam
25 Juin 2009
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La deuxième condition c’est la disponibilité de l’infrastructure large bande, ce qui justifie le projet du grand backbone dont je vous ai parlé plus haut.
La dernière condition pour que les coûts soient bas est la bonne régulation…
Justement, beaucoup de Camerounais pensent que le régulateur est complaisant avec les opérateurs, qu’est ce que vous en pensez en tant que tutelle ?
Vous m’avez entendu lorsque je présidais la cérémonie du dixième anniversaire de l’ART ; vous m’avez entendu chaque fois que je présidais toutes les autres cérémonies du secteur des télécommunications et des TIC ! Je n’ai jamais manqué l’occasion pour toujours rappeler les instructions du chef de l’Etat pour que la baisse des prix soit effective et rapide. Le rôle du régulateur est de suivre les opérateurs et de les amener à respecter les obligations contenues dans leurs cahiers des charges. J’ai d’ailleurs instruit le régulateur d’y veiller plus que jamais et entre autres de faire adopter la comptabilité analytique par les opérateurs. Je crois savoir que les responsables de l’ART sont de plus en plus conscients de leurs responsabilités et s’équipent en conséquence pour être techniquement à même de remplir leurs missions de suivi et de contrôle des opérateurs.
En tant que ministère de tutelle, en tant que ministre de tutelle, je n’ai jamais manqué une occasion pour rappeler aussi à Camtel, qu’elle ne doit plus se contenter de sa situation de rentier, c’est-à-dire la possibilité qu’elle a actuellement d’être fournisseur exclusif de capacités. Camtel doit se comporter comme un opérateur de services comme tous les autres. Elle doit déjà se préparer à la concurrence.
Un autre chantier des Tic dans notre pays est le Projet de réseau Panafricain des services en ligne. Où en est-on ?
Le projet Panafricain de Services en Ligne est une initiative du gouvernement de l’Inde dont l’objectif est de créer un réseau panafricain de télécommunications par satellite et fibre optique pour fournir les services de Télé-Education (E-learning), de Télé-Médecine et de communications diplomatiques. Ce réseau doit permettre de relier les 53 pays de l’Union africaine d’une part, et de les connecter à l’Inde d’autre part. L’Inde assurera la fourniture des équipements, l’installation, la location de la bande passante, du satellite, du câble sous-marin à fibre optique, l’exploitation et la maintenance, sur une période d’assistance de cinq ans avant de laisser les Etats africains continuer la gestion de ce réseau.
Au niveau de notre pays, le réseau comporte quatre sites à savoir, l’Université de Yaoundé1 – (Centre de Calcul), l’Ecole Nationale Supérieure Polytechnique, le Centre Hospitalier universitaire et enfin le Ministère des Relations extérieures où est déjà expérimenté un réseau de communications diplomatiques.
A ce jour, la mise en place de ce projet est très avancée. Les équipements à installer sont arrivés et le processus suit son cours. Nos partenaires indiens sur le Cameroun sont assistés par des camerounais. Pour tout dire, ce réseau est actuellement en phase de déploiement. Il y a quelques jours, les secrétaires généraux des quatre ministères concernés (Ndlr Minsanté, Minesup, Minrex, Minpostel) ont effectué une visite de chantier. Au terme de cette visite, la satisfaction était totale et dans les prochaines semaines, nous allons procéder à l’inauguration de ce grand projet futuriste.
Nous attendons au terme de ce projet l’accroissement de l’accès et de l’offre de formation de même que l’accroissement de l’offre en soins de santé par l’utilisation des technologies de l’information et de la communication.
Où en est-on avec la mise en place des télécentres communautaires polyvalents. Quel est aujourd’hui le niveau de leur mise en œuvre sur le terrain ?
Les télécentres communautaires polyvalents font désormais partie du paysage de nos zones rurales. De manière globale et pour les amoureux des chiffres la situation des télécentres est la suivante. A ce jour, 33 sont véritablement opérationnels ; Il y a 64 télécentres dont les travaux de construction ou d’aménagement sont en cours et les équipements intérieurs en cours d’acquisition. Il y a 09 télécentres dont la procédure d’attribution des marchés de construction est en cours. Enfin, nous avons treize (13) télécentres dont les bâtiments sont construits mais non équipés, en attendant l’installation des panneaux solaires. Et puis pour le budget 2009, il est prévu la construction de dix (10) télécentres. En plus des télécentres, mon département ministériel a mis en place 44 points d’accès numériques dans les localités rurales disposant de bureaux de poste. Ces points offrent les mêmes services que les télécentres autonomes.
A quand peut on espérer avoir ces structures dans l’ensemble des dix régions ?
A ce niveau de mise en œuvre des télécentres communautaires polyvalents, nous en avons au moins deux qui sont opérationnels dans chaque r égion. Nous envisageons tout simplement de les multiplier avec bien sûr une couverture équitable de l’ensemble des dix régions du Cameroun.
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