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Bénin: Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide - Les députés hissent le Bénin au rang des Nations contractantes

25 Juin 2009


Les députés ont autorisé mardi dernier en séance plénière à la majorité des députés présents ou représentés, la ratification par le Bénin de la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide adoptée le 09 décembre 1948 à New York aux Etats-Unis. Il s'agit d'un document qui dans son ensemble, précise un cadre juridique visant à définir le crime de génocide, ses éléments constitutifs, les mesures et engagements pris par les Etats Parties pour prévenir et réprimer le crime de génocide. Dans le rapport présenté sur le dossier à la plénière hier, la Commission des relations extérieures, de la coopération au développement, de la défense et de la sécurité, présidée par le député Venance Gnigla, a laissé entendre que l'adhésion du Bénin à ladite convention lui permettra de se doter de normes visant à prévenir et à réprimer le crime de génocide.

Toujours selon la commission des relations extérieures, cette Convention permettra au Bénin de prendre des sanctions pénales efficaces à l'encontre des personnes coupables de génocide. Cependant, les travaux en commission par rapport à ce dossier, ont suscité quelques préoccupations des membres de la Commission des relations extérieures. Ces préoccupations s'articulent autour de l'efficacité de la Convention face aux armes en prolifération dans le pays, les massacres et tueries de Gaza, les moyens dont dispose le Bénin pour s'attaquer aux grandes puissances complices de crimes de génocide, pour ne citer que celles-là. Faces aux préoccupations de la Commission des relations extérieures, le gouvernement a essayé d'apporter quelques essais de solutions. « ...S'il est commis le crime de génocide dans l'un quelconque des Etats membres des organisations telles que le Conseil de l'Entente, l'Uemoa, la Cedeao, la Cen-Sad, l'Union Africaine et les Nations Unies, il existe des mécanismes prévus dans le cadre de ces organismes pour traiter de toutes questions susceptibles de porter atteinte à la paix et à la sécurité internationale, régionale et sous-régionale. Aux Nations Unies, le Conseil de sécurité a compétence pour déférer les violations les plus graves des Droits de l'Homme à la Cour pénale internationale... », a répondu en substance le gouvernement.

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Il faut noter qu'au cours des débats, la députée Rosine Vieyra Soglo, a attiré l'attention de ses collègues sur la traite négrière qui, selon elle, constitue l'un des génocides les plus meurtriers qu'a connus l'humanité. Elle a également mis l'accent sur les démarches entreprises actuellement dans le septentrion actuellement par le député Rachidi Gbadamassi, et relatives aux prochaines élections présidentielles. Pour la députée Rosine Vieyra Soglo, les propos de Rachidi Gbadamassi faisant état de ce que le pouvoir ne doit pas venir au Sud, sont dangereux et n'augurent rien de bon pour la prévention de crime de génocide au Bénin. Elle veut bien croire que ces propos de Rachidi Gbadamassi, n'amèneront pas le pays à la dérive. Il faut noter que ce dossier fait partie des deux points inscrits à l'ordre du jour de la séance plénière d'hier.

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