Par Boureima Diallo
25 Juin 2009
Les rencontres au sommet entre les grands de ce monde qui tiennent notre destinée entre leurs mains ont toujours été de grands moments pour résoudre bien de questions pendantes. Et les grandioses obsèques du président Omar Bongo Ondimba, auxquelles ont pris part une quinzaine de chefs d'Etat et de gouvernement, n'ont pas échappé à cette sacro-sainte règle .C'est pourquoi, pendant la messe du doyen des chefs d'Etat du continent, les messes basses se poursuivaient à Libreville autour de la préoccupante question du qui dirigera le Gabon après Omar Bongo Ondimba.
Mais pour parler vrai, avant même la disparition du successeur de Léon Mba, les prétendants au trône s'affairaient déjà en coulisses pour savoir qui au sein de la fratrie Bongo ou parmi les caciques du régime raflerait la mise.
Ali Ben, le fils, fêtard repenti et tout-puissant ministre de la Défense, vice-président du PDG, a su placer une poignée de fidèles aux postes-clés de l'appareil sécuritaire, car, en cas de tempête, un tel aréopage peut servir ; Pascaline, la fille, qui, dit-on, était les yeux et les oreilles du père, tient entre ses mains d'importants moyens financiers pour faire face à toute éventuelle campagne électorale ; Paul Toungui, gendre et ancien argentier du Gabon ; Idriss Ngari, l'oncle, officier militaire du grade de général, ancien ministre de la Défense et actuellement en charge de la Santé qui, dit-on, est l'un des Gabonais les plus écoutés par la grande muette ; Jean Ping, ex-conjoint de Pascaline et patron de l'UA ; Casimir Oyé Mba, ancien chef du gouvernement, ancien gouverneur de la BEAC et actuel tout-puissant patron du stratégique département du Pétrole ou des outsiders tels l'ancien baron du pouvoir, Zacharie Myboto, qui a rejoint l'opposition, Pierre Mamboundou qui a fait vaciller le régime Bongo dans les années 90 ou le patron de l'opposition conviviale, Père Paul Mba Abessolé du Rassemblement pour le Gabon qui, après la disparition du doyen, pourrait reprendre sa liberté de parole.
Feutrée mais féroce, la guerre de succession, comme nous l'avons dit, s'était déclenchée il y a plusieurs mois, voire des années, bien avant le dernier soupir du patriarche. Selon des observateurs avertis, Ali aurait la faveur des pronostics. Pour autant, rien n'est acquis, car, si la succession se joue effectivement dans les urnes, il devra déjouer diverses embûches, à commencer par son impopularité et l'aversion qu'inspire, au sein d'une société civile pugnace, le scénario dynastique. Sans oublier qu'au sein même du PDG, où il occupe le stratégique poste de vice-président, une intense guérilla oppose depuis plus d'une décennie les « rénovateurs », Ali en tête, aux « appellistes », partisans du statu quo dirigés par Paul Toungui qui n'est autre que son beau-frère.
Ne voulant aucunement faire dans la précipitation, l'establishment gabonais veut voir clairement où mettre les pieds pour ne pas rééditer le cas togolais. Or pour faire bien et propre, 45 jours, c'est pas suffisant pour dépoussiérer un fichier électoral sous nos tropiques. C'est pour cela que l'opposition, qui pense venue l'heure de s'emparer du pouvoir d'Etat, a, par la voix de Zacharie Myboto, estimé qu'un report de cinq à six mois est nécessaire pour confectionner des listes électorales biométriques afin d'éviter les votes multiples.
Et, comme l'avait laissé entendre la présidente par intérim, Rose Francine Rogombé, le report est envisageable en cas de force majeure. Et visiblement c'en est un. Au grand dam des caciques du parti au pouvoir, qui, depuis déjà bien longtemps, s'étaient sérieusement préparés même à aller en campagne fût-elle harassante. Mais en dépit de ces petits calculs, le report reste inéluctable.
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Je suis très étonné par cette question saugrenue : Qui dirigera le Gabon ? Et bien Mouammar KHADAFFI. Merci de parler d’appareil sécuritaire, j’ai craint que vous parliez de barbouzes acquis à sa cause. Des généraux, pour quelle école de guerre ? Désolé de vous décevoir la tempête que vous souhaitez pour le Gabon n’aura pas lieu comme Armaguédon des témoins de Jéhovah prévu aux alentours des années 1910. OMARBONGO avait plus de moyens il n’a réussi à se faire élire que par tripatouillage. Bravo, vous avez compris que personne ne veut de lui au PDG, il va reprendre la musique avec sa mère qui l’a eu dans les conditions difficiles au Congo. Vous avez sauvé votre plume en réservant le meilleur pour la fin. Merci