Dans un communiqué de presse distribué hier aux journalistes au Quartier général de la Mission des Nations Unies en RDC (Monuc), le Bureau de coordination des Affaires humanitaires des Nations Unies en RDC (OCHA/ RDC) a indiqué que la poursuite des opérations militaires Kimia II et l'activisme des groupes armés continuent à restreindre l'espace humanitaire.
En guise d'illustration, au Sud Kivu, Ocha attribue une attaque de la localité de Mianda, (territoire de Kalehe) aux FDLR dans la nuit 20 au 21 juin dernier. « Selon un premier bilan, 118 maisons ont été brûlées, un centre de santé attaqué.
Il n'y a pas de précision sur les victimes civiles. Mais dans leur fuite, des personnes se seraient noyées en traversant la rivière » a-t-on précisé dans le document. Par ailleurs, les mêmes rebelles rwandais ont, dans la nuit du 9 au 10 juin à Kabare, incendié des maisons, pillé les échoppes et emporté du bétail et autres biens.
Cependant à Shabunda, ce sont des militaires FARDC déserteurs de leurs positions qui s'en prennent continuellement aux habitants qui se rendent dans leurs champs.
Au Nord-Kivu, l'agence onusienne renseigne que les déplacés continuent à arriver dans la région Ouest de Kitshanga( territoire de Masisi), mais en raison des conditions sécuritaires dues aux opérations militaires Kimia II, les humanitaires ne peuvent pas y accéder.
Cette semaine, insiste-on, ils ont bloqué l'axe Sake-Kitshanga (au niveau de Kirolirwe) et exigent des humanitaires une assistance en vivres. De même, les acteurs humanitaires ne peuvent pas accéder au Sud Lubero suite aux incursions récurrentes des FDLR dans cette région.
Comme la semaine passée, Ocha a encore tiré sa sonnette d'alarme pour souligner que les militaires FARDC intégrés poursuivent leurs exactions sur la population civile du nord du territoire de Rutshuru, car n'ayant pas toujours perçu les arriérés de leurs soldes.

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