« Les déplacés d'Isiro sont victimes de stigmatisation de la part de la population autochtone qui les qualifie de rebelles de l'Armée de Résistance du Seigneur (LRA) ». Telle est l'une des conclusions de la mission inter agences conduite à Isiro (Province Orientale) du 15 au 17 juin dernier afin d'évaluer la situation de plus de 3500 déplacés.
Selon ces experts humanitaires, même les enfants des déplacés au niveau des écoles sont désignés comme tels et sont frustrés par rapport à cette stigmatisation. « Des pressions sont exercées de tous côtés pour les pousser à retourner à Dungu » a-t-on indiqué.
Sans assistance, ces gens manquent de vivres, d'abris et ne bénéficient pas de soins de santé. Toutes ces personnes, rappelons-le, fuient les attaques de la LRA dans plusieurs localités des territoires du Haut-Uélé et du Bas-Uélé.
Au chapitre des attaques, on a enregistré le 21 juin dernier, pour la 5ème fois depuis le mois d'avril, une attaque suivie de pillage des biens distribués aux déplacés a eu lieu dans le Haut-Uélé. Aussi, la présence des miliciens LRA sur l'axe Faradje-Watsa, dans le Haut-Uele, a réduit la circulation sur ce tronçon et exposé les voyageurs au pillage.

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