Wal Fadjri (Dakar)

Afrique: L'Onu invite les africains à approfondir l'intégration régionale

Seyni Diop

26 Juin 2009


L'intégration régionale est indispensable au développement de l'Afrique. C'est la conclusion à laquelle a abouti le Rapport 2009 sur le Développement de l'Afrique publié hier par la Conférence des Nations unis pour le commerce et le développent (Cnuced). En outre le Rapport, qui pour la première fois est lancé dans un pays africain, recommande aux Etats de promouvoir le commerce des services et de faciliter la mobilité de la main d'oeuvre.

Avec seulement 13% du total mondial des entrées officielles d'investissements étrangers direct, le continent africain est en queue du peloton pour de qui concerne la part dans le commerce et l'investissement régional.

C'est pourquoi, dans son rapport annuel sur le développement en Afrique, la Cnuced demande à l'Afrique 'd'approfondir l'intégration régionale pour renforcer ses économies et les rendre plus résilientes'.

En effet, selon Norberd Lebale de la Divion Afrique des pays les moins avancés (Pma) et des Programmes spéciaux de la Cnuced, qui présentait, hier, le rapport au siège de la Cnuced à Dakar, la crise économique qui s'est propagée au continent africain appelle un réexamen des approches en vigueur en matière de développement international. '

Pour l'Afrique, une des solutions passe par l'approfondissement de l'intégration régionale qui lui permettrait de corriger les faiblesses structurelles qui depuis longtemps minent ses économies', déclare l'économiste. Pour ce dernier, le commerce des marchandises entre pays africains est très faible mais présente un fort potentiel de croissance.

A titre de preuve, 'ces échanges qui représentaient 2% du total des exportations africaines au début des années 80 sont passées à 9% en 2007'. Et selon le rapport, les médiocres résultats de l'Afrique dissimulent le fait que le continent pourrait accroître son commerce intra-régional dans les proportions sensibles si elle s'attaquait à un certain nombre de problèmes essentiels, en particulier les infrastructures.

En effet, le document note que la faiblesse de l'investissement direct étranger intra-régional en Afrique est imputable à plusieurs facteurs, notamment la faiblesse des revenus qui limite l'investissement intérieur et l'investissement étranger. L'absence d'une bonne infrastructure de transport et de communication également est pointée du doigt.

Ainsi, selon cette source, 'un investissement de 32 milliards de dollars dans le principal réseau routier intra-africain permettrait de générer des recettes commerciales de l'ordre de 250 milliards de dollars en quinze ans'.

Et, l'Union économique et monétaire ouest africain (Uemoa) qui, selon Norberd Lebale, est déjà en avance dans beaucoup de domaines par rapport aux autres organisations régionales, 'triplerait son commerce si toutes les routes nationales reliant les pays membres entre eux étaient revêtues en dur'.

D'autre part, le rapport mentionne que le commerce des services, la mobilité de la main d'oeuvre et les migrations entre pays africains sont des problèmes nouveaux qui appellent l'attention. En effet, pour les experts de la Cnuced, le développement des services est essentiel au succès de l'intégration régionale.

Car, 'les services constituent des sources appréciables de recettes d'exportation pour beaucoup de pays africains, particulièrement dans les secteurs comme le tourisme, le bâtiment, les ports et les services logistiques liés aux transports', dit le rapport.

Quand à la mobilité de la main d'oeuvre, le texte qui rappelle les dispositions prises par les organisations régionales sur la libre circulation des personnes et sur leur droit de résidence dans la plupart de leurs accords, estime que des restrictions continuent de peser sur l'emploi et sur le droit de résidence compte tenu du caractère sensible de ces questions.

C'est pourquoi, la Cnuced pense que 'la mobilité limitée de la main d'oeuvre, au-delà des frontières nationales est une contrainte non négligeable pour l'intégration régionale'. En outre, le rapport fait un classement exprimé en pourcentages des 10 principaux exportateurs vers l'Afrique et vers le reste du monde (2004-2006).

Be the first to Write a Comment!

Plus de titres sur allAfrica.com

Copyright © 2009 Wal Fadjri. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

AllAfrica - All the Time

SELECT
SELECT

Le top des actualités: Sénégal

Rubriques