Momar Cisse
26 Juin 2009
En cette période de chaleur, les plages sont prises d'assaut par la population, en particulier les jeunes filles et garçons.Une situation qui perdure malgré une interdiction de baignade de la plage de Guédiawaye jusqu'à Malika considérée comme zone dangereuse par les autorités. Dès 14 h, du lundi au dimanche, l'on se croirait à Malibu Beach. Les jeunes filles habillées de deux pièces (soutien-gorge et maillot de bain) défilent sur la berge, accompagnées de jeunes garçons bandant leurs muscles.
D'autres préfèrent rester sous les filaos, pour plus d'intimité. Et pourtant, il existe un panneau sur lequel on peut lire 'Plage interdite'. L'expression est maintenant invisible du fait de l'érosion marine et des autres affiches plaquées dessus.
Les vagues viennent 'mourir' sur la berge. Les lutteurs empruntent les montagnes pour se charger le corps, d'autres fricotent avec des filles. Tous sont conscients que cette partie de la mer est dangereuse. Mais ils ferment les yeux. Il fait chaud.
Ballon, bouteille et fourneau à la main, les premiers venus à la recherche de fraîcheur commencent déjà à investir cet endroit qui est interdit à la baignade. Ils viennent de Pikine, de Thiaroye entre autres.
A peine arrivés, Modou Sow et ses amis se mettent à l'eau, histoire de tâter sa température. Bien que sachant que la plage est interdite, il explique qu'il ne peut 'pas tout le temps aller à Ngor ou à Monaco plage, d'autant que là-bas, il faut payer'.
Alors, il s'en contente en se disant qu"il suffit juste de respecter la limite, se baigner et partir pour s'en sortir'. Mais le problème reste l'inexistence sur place de maîtres nageurs.
'Normal, car la plage est interdite' note Astou Faye, âgée de 20 ans, accompagnée de ses amies. Pour elle, 'personne ne s'aventurerait à secourir une personne en danger dans ces eaux troubles. Certes, nous sommes conscientes du danger, mais que faire ?'.
Venu prendre de l'air frais, M. Dieng qui habite les parages nous indique qu'il faut que les jeunes soient sensibilisés davantage sur les plages interdites car, 'en cette période de canicule, il est tout à fait difficile de leur interdire d'y venir. Et c'est facile de se noyer dans cette zone'.
Pour lui, la solution à préconiser, c'est de mettre des agents de la police mobile afin qu'ils empêchent les jeunes de plonger dans l'eau. Cette zone dite Malibu est réputée pour des cas de noyades. Les sapeurs ont toujours du mal à récupérer une personne noyée du fait de sa profondeur et du fait aussi que la plage reste toujours agitée.
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