Lazare Kolyang
26 Juin 2009
Après l'échec de la démarche engagée auprès du ministre de l'Industrie, le Syndustricam se retourne vers celui de l'Environnement.
La préoccupation avait déjà fait l'objet de débat au cours de l'assemblée générale tenue le 10 décembre 2008. Au terme de cette rencontre, le bureau du Syndicat des industriels du Cameroun (Sydustricam) avait même rédigé un mémorandum à l'adresse du ministre de l'Industrie, des Mines et du Développement technologique qui devait se faire le porte parole de ce syndicat auprès du ministre de l'Environnement et de la Protection de la nature. Plus de six mois après, les adhérents du Syndustricam ont le constat amer et tiré la conclusion de l'échec de cette démarche. "Le bureau a été déçu. Le ministre de l'Industrie nous a adressé une invitation un lundi autour de 10 heures nous demandant d'être à Yaoundé le lendemain mardi à 11 heures. Vous comprenez que la dizaine de responsables que nous sommes au sein du bureau ne pouvons pas facilement honorer à ce rendez-vous ", indique le président du Syndustricam, Charles Metouck.
" Spontanément, nous avons demandé au ministre au moins 72 heures de préparation, cette demande n'a pas été acceptée ", poursuit le président du Syndustricam. " On a comme l'impression que le ministre est plus intéressé par les mines que par l'industrie ", conclut-il. Intervenant à la suite du président du Syndustricam, un adhérent, qui a eu plus de chance que le bureau, est convaincu "qu'il est plus facile pour le ministre du Commerce de résoudre les problèmes liés à l'industrie, mieux que le ministre de l'Industrie lui même". Après cet échec auprès du ministre de l'Industrie, le Syndustricam vient d'engager la même démarche auprès du ministre de l'Environnement et de la Protection de la nature. "Nous ne sommes pas contre les textes, mais il faut les aménager. Nous demandons qu'ils soient adaptés et que nous ayons une concertation ", relève Charles Metouck. Plusieurs interventions au cours de cette assemblée générale sont allées dans ce sens. Seme Noungon, patron de Semme et producteur de l'eau minérale Semme, se demande à quoi sert l'argent versé dans le cadre de ces études.
Bien plus, les adhérents souhaitent que les textes fassent la différence entre les industries dont certaines sont plus polluantes que d'autres.
En attendant de pouvoir rencontrer les ministres de l'Industrie ou celui de l'Environnement, le Syndustricam sera aujourd'hui, jeudi 25 juin, à la rencontre à Douala avec le Directeur général des Impôts. En dehors de cette question des coûts d'impact environnemental, d'autres problèmes ont été soulevés. Seme Noungoun pose le problème des difficultés de transport par train au Cameroun et d'échanges dans la sous région. " Cela fait un mois que je cherche un wagon pour le transport des marchandises vers le nord, sans succès ", soutient le patron de Semme. Mais les adhérents du Syndustricam ont aussi été invités à libérer leurs cotisations. Pour le président, c'est une question très importante, le syndicat accusant à ce jour une dette cumulée de 92 millions de francs Cfa.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Le Quotidien Mutations. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.