Gabonews (Libreville)
Yorick Kombila Manfoumby
27 Juin 2009
Libreville — Edmond Okemvélé, l'un des précurseurs des initiateurs de la société civile au Gabon, dans les années 90, lors de la conférence nationale, a réclamé ce samedi, à Libreville, un tiers du pouvoir politique avec, à la clé, la création d'une chambre économique et sociale au Parlement en lieu et place du Sénat, a constaté GABONEWS.
De l'avis d'Edmond Okemvélé, la chambre tant réclamée sera une « force de proposition et d'amendement de lois ».
« Nous ne disons pas que, quand le nouveau président sera élu, les sénateurs actuels seront jetés à la porte. Mais, il s'agit de trouver un modus vivendi dans le sens qu'au terme du présent mandat, la nouvelle législature devrait essentiellement être composée d'une chambre économique et sociale », a élucidé M.Okemvélé rappelant par la même occasion qu' « auparavant il existait dans ce pays, le Haut conseil de la République (HCR), où les sages se retrouvaient autour du président de la République pour parler des problèmes de morale, d'éthique, de paix et de l'unité nationale ».
Ainsi, explique l'orateur, la rencontre du jour visait à rassembler des acteurs de la société civile autour d'une plate forme de réflexion commune pour mieux se faire entendre.
« Le candidat qui souhaiterait demain que la société civile le vote, doit d'abord mettre les idées de la société civile dans son projet de campagne », a-t-il conditionné.
L'ancien président du Conseil Economique et Sociale a souhaité qu'il y ait une chambre politique qui soit l'Assemblée nationale et une autre devant jouer le rôle de chambre économique et sociale.
« On n'a tellement écrasé l'économie nationale. Toutes les entreprises locales ont fermé et tous les hommes d'affaires du pays ont disparu parce que nous ne faisons que de la politique de rampe et, maintenant nous voulons faire de la politique de production », a déclaré Edmond Okémvélé, Ingénieur de formation, qui a conseillé que « pour gagner cette bataille il faut s'unir en une seule voix ».
Pour lui, il n'est plus question que la société civile se limite au rôle de simple observateur.
« La société civile est un acteur au sein de la société », a-t-il défendu.
La société civile a été consultée vendredi par le président de la République intérimaire, Mme Rose Francine Rogombé dans le cadre de la concertation des forces vives en vue de l'élection présidentielle anticipée.
Aux dires des principaux représentants d'Associations, Syndicats et Confessions religieuses, la Société civile souhaite des élections libres, transparentes et crédibles avec un « prolongement raisonnable » du délai de la tenue de la présidentielle au Gabon, dans le sillage des « cas de force majeure » prévus par la loi fondamentale, mais pas sur une longue durée.
Un avant projet de chronogramme de cette élection a été soumis cette semaine par le gouvernement au chef de l'Etat qui devrait ensuite saisir la Cour Constitutionnelle pour une réponse fondée sur la Loi fondamentale.
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