Cameroon Tribune (Yaoundé)

Cameroun: La réhabilitation routière à l'épreuve des pluies

J.M.

29 Juin 2009


Pendant cette saison, les nids de poules sont plus visibles. Les dégradations s'accentuent avec l'eau qui stagne sur les chaussées.

Actuellement à Douala, il pleut des cordes, presque tous les jours. Conséquence, sur certains axes routiers de la capitale économique, on observe une dégradation accélérée de la voirie. Les chaussées présentent souvent des nids de poules, ces trous s'accentuant au fil du temps. Un doigt accusateur est tout de suite pointé vers l'entreprise de travaux publics qui a réfectionné la route. Pourtant, selon un responsable technique d'une entreprise de travaux publics de la place, qui a requis l'anonymat, l'eau est en grande partie responsable de cette dégradation de la chaussée. « L'eau est l'ennemi numéro un de la route », indique-t-il.

Mais il reconnaît qu'il faudra déjà construire des ouvrages qui permettent à l'eau de s'écouler normalement. En l'occurrence des caniveaux, des dalots (ouvrage de traversée). Ils permettent à l'eau de pluies de ne pas remonter sur la chaussée et creuser davantage le bitume. Encore faut-il que ces ouvrages soient assainis juste avant la saison pluvieuse. « Les caniveaux doivent être curés, et bien dimensionnés pour que l'eau s'évacue normalement », explique notre source. L'autre inconvénient, c'est que Douala étant une ville où la pluviométrie est importante, ce problème se pose beaucoup avec plus d'acuité.

Samuel Maka, chef de département des Grands travaux à la Communauté urbaine de Douala (CUD) indique néanmoins qu'il ne faut pas se leurrer. « La voirie de Douala est vieille de plusieurs dizaines d'années », explique t-il. C'est pour cette raison d'après lui, que la majorité des routes sont dégradées. Il existe cependant des équipes à la CUD qui interviennent pour pallier ce genre de dégradations. En l'occurrence, l'atelier « point à temps » qui comble les nids de poule un peu partout dans la ville. Exemple sur le boulevard de la République. Il y a également les groupes emploi-jeune qui curent les caniveaux, afin que l'eau puisse s'écouler. L'eau n'est pas la seule cause des dégradations, estime le responsable technique. La durabilité de la route dépend également de la structure de l'ouvrage qui constitue la chaussée et de la nature du trafic. « Si le trafic est intense, la surcharge accélère la dégradation, l'ouvrage ne durera pas », conclut le responsable technique.

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