Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Brazzaville: Coup d'envoi de la campagne pour la présidentielle de juillet 2009

PIERRE EMANGONGO ET BIENVENU IPAN

27 Juin 2009


Kinshasa — La campagne a démarré, hier vendredi 26 juin sur toute l'étendue de la République du Congo pour la présidentielle du 12 juillet 2009. Reste que le parti au pouvoir comme l'opposition politique usent de la tolérance et du respect mutuel afin que cette campagne électorale puisse aboutir à une élection libre et démocratique.

La campagne a démarré, hier vendredi 26 juin en République du Congo pour la présidentielle de juillet 2009, pour laquelle le sortant Denis Sassou Nguesso part favori face à une opposition désunie, dans un pays où les scrutins ont été source de conflits notamment dans les années 1990.

A Brazzaville, banderoles et affiches étaient déjà déployées dans les quartiers Nord et Centre, a constaté un journaliste de l'AFP. Ces quartiers sont acquis au chef de l'Etat, 66 ans, qui a dirigé ce pays de 1979 à 1992, avant de revenir au pouvoir en 1997 grâce à la victoire de ses troupes dans une guerre civile.

Il a ensuite été élu en 2002, lors d'un scrutin boycotté par les principaux opposants, et alors que le département du Pool (sud) était encore en proie aux violences.

Depuis, la paix est revenue dans ce pays d'Afrique centrale. Et l'opposition, malgré ses réserves, participe au scrutin. Mais le souvenir des récents conflits, tous liés aux élections, reste vif, et quelque 17.000 agents de la force publique seront déployés pour l'occasion.

TOLERANCE ET RESPECT

Le 12 juillet 2009, un peu plus de deux millions d'électeurs sont appelés à choisir entre treize candidats. Un second tour sera organisé à une date qui reste à déterminer si aucun n'obtient la majorité absolue.

«L'enjeu de cette élection est à voir au niveau du taux de participation, car il n'y a qu'une force en présence: le président sortant», a estimé le député de l'Upads Jean-Claude Siapa Ivouloungou.

«Je ne pense pas que l'opposition puisse faire le poids face au candidat de la majorité qui utilise les moyens de l'Etat. Il y a un déséquilibre», affirme pour sa part Brice Mackosso.

L'opposition met en cause l'impartialité de la Commission nationale d'organisation des élections (Conel), qui avait géré des législatives en 2007 et des locales en 2008 entachées de fraudes, selon les observateurs de l'Union africaine.

Qu'à cela ne tienne, le parti au pouvoir comme l'opposition politique devront user de la tolérance et le respect mutuel afin que cette campagne électorale puisse aboutir à une élection libre et démocratique.

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