Mame Seydou Diop
27 Juin 2009
Après un dernier obstacle consécutif à la difficulté de mettre en oeuvre l'accord de Dakar, la crise politique mauritanienne qui avait pris tout un pays en haleine depuis le lendemain du coup d'Etat est en train de connaître un dénouement heureux.
Un accord-cadre est en passe d'être trouvé entre les différents protagonistes de la crise. Cet accord stipule le maintien de la date de la présidentielle au 18 juillet, la mise du Haut conseil d'Etat (Hce) sous l'autorité du gouvernement d'union nationale, la démission de Sidi Ould Cheikh Abdellahi et la signature du décret portant nomination de ce gouvernement d'union nationale. Ce compromis devait être signé hier par le président déchu Sidi Ould Cheikh Abdallah au palais des congrès en présence des différents acteurs politiques, du ministre sénégalais des Affaires étrangères, Cheikh Tidiane Gadio et des autres diplomates engagés dans la recherche de solution. Il a été rendu possible par la diplomatie du président sénégalais, Abdoulaye Wade.
Ce dernier qui est le principal médiateur dans la crise mauritanienne bénéficie du soutien de la communauté internationale. Il est arrivé depuis hier soir dans la capitale mauritanienne.
En fin d'après-midi, Me Wade s'est entretenu avec le président du Conseil constitutionnel, Abdellahi Ould Ely Salem et certains membres dudit conseil. Il a, par la suite, reçu le chef de file de l'opposition, Ahmed Ould Daddah. Cette rencontre intervient quelques heures après celle accordée au président déchu Sidi Ould Cheikh Abdallahi et au président en exercice du Fndd, M. Boidiel Ould Houmeid.
Il s'est entretenu également avec le président de l'Upr, le candidat Mohamed Ould Abdel Aziz.
Le compromis de Dakar, communément appelé Dakar 1, butait depuis quelques jours sur la question de la dissolution du Hce ou du changement de sa dénomination. Obligeant ainsi les protagonistes à se retrouver encore en terre sénégalaise à quelques jours des élections prévues dans les accords pour le 18 juillet 2009. Ainsi, le seul point de discorde qui empêchait la mise en oeuvre de l'accord de Dakar, en l'occurrence le statut du Haut conseil d'Etat, a été définitivement réglé. A partir de la signature, le Hce prendra l'appellation de Conseil de défense nationale et dépendra immédiatement du gouvernement transitoire.
Une cérémonie solennelle prévue incessamment abritera la signature du décret nommant le gouvernement d'union nationale par le président déchu, Sidi Ould Cheikh Abdellahi et la présentation par celui-ci de sa démission volontaire. Une démission qui ouvrira la campagne présidentielle pour le scrutin du 18 juillet dont les médiateurs internationaux, notamment européens, reconnaissent la nécessité de sa tenue à cette date, comme prévu par l'accord de Dakar. Un scrutin qui se déroulera sous haute surveillance de la communauté internationale qui a promis, entre autres, de fournir les moyens logistiques et techniques nécessaires à son déroulement.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Wal Fadjri. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.