Pierre Emangongo
29 Juin 2009
Kinshasa — Les Bissau-guinées ont voté hier dimanche 28 juin pour élire le futur président de la république, quelques mois après l'assassinat de l'ex-chef d'Etat Joao Bernardo Vieira. Et pour éviter de revenir à la case départ, le nouveau président devra organiser un dialogue national et encourager la réconciliation sur l'étendue de ce pays pauvre de l'Afrique de l'Ouest.
Les Bissau-Guinéens ont voté hier dimanche 28 juin dans le calme pour élire un nouveau président de la République dans un climat de tension marqué par une série d'assassinats dont celui du chef de l'Etat Joao Bernardo Vieira tué début mars par des militaires, a constaté l'AFP.
A Bissau, la capitale, les opérations de vote ont débuté peu après 07H00 (GMT et locale), heure d'ouverture des quelque 2.700 bureaux de vote du pays pour près de 600.000 électeurs sur une population de 1,3 million d'habitants.
Le dépouillement doit débuter immédiatement après la fermeture des bureaux de vote, à partir de 17H00, et doit se poursuivre toute la nuit. Aucun incident n'a été signalé dans ce pays pauvre et instable d'Afrique de l'Ouest.
Trois favoris, tous d'anciens chefs d'Etat, se détachent parmi les onze candidats en lice pour ce scrutin censé apporter la stabilité. Il s'agit de Malam Bacaï Sanha (1999-2000) du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC, ex-parti unique, majoritaire à l'Assemblée nationale), Kumba Yala (2000-2003) du Parti de la rénovation sociale (PRS), et Henrique Rosa (2003-2005), un indépendant.
DIALOGUE
"Cette élection est un pas important pour construire la stabilité" en Guinée-Bissau, a déclaré à la presse le président intérimaire, Raimundo Pereira, après avoir voté dans un quartier de la périphérie de Bissau.
"Le prochain président devra donner la priorité au dialogue national et la construction de la stabilité", a-t-il ajouté. Cet argument est également soutenu par un analyste qui estime que sans un véritable dialogue national, cette élection présidentielle n'aura qu'un intérêt théorique. C'est ainsi que le futur président devra, a-t-il renchéri multiplier des initiatives pour réussir la réconciliation nationale.
Il ferait aussi mieux de former une armée républicaine et démanteler les différents réseaux de trafiquants de la drogue sans oublier d'améliorer les conditions de travail dans ce pays pauvre de l'Afrique de l'Ouest.
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