Vicotorien A. Sawadogo
30 Juin 2009
La 33e session du Comité du patrimoine mondial s'achève ce mardi 30 juin dans la soirée mettant un terme à une semaine d'activités de toutes les nations du monde entier grands et moins grands, sous l'égide de l'UNESCO à travers le Comité du patrimoine mondial, autour de la préservation de tout ce qui leur reste quand ils ont tout perdu, à savoir leur culture et parfois, leur nature.
Le ministre de la Culture, du Tourisme et de la Communication, Filippe Savadogo qui a conduit la délégation de notre pays à Séville, livre ici les premiers enseigenements de cette session historique qui a consacré Loropéni site du patrimoine mondial de l'humanité.
A la 33e session, notre pays a pu inscrire pour la première fois de son histoire, un site sur la liste du patrimoine mondial de l'humanité. Pour nous, cela revêt une charge émotionnelle importante. Pour notre pays, je dirais que Loropéni c'est une longue marche pour le respect, une marche qui a abouti à la reconnaissance de notre patrimoine culturel.
Notre détermination et notre sérieux ont éte unanimement salués par le Comité du patrimoine mondial. Les Burkinabè en général sont des perfectionnistes. Je tire mon chapeau à toute l'équipe de chercheurs et de l'administration qui a beaucoup oeuvré avec abnégation à l'aboutissement heureux de ce projet.
Je voudrais me souvenir aussi du soutien sans condition que le Président du Faso et le Premier ministre nous ont accordé. Tous deux se sont déjà rendus à Loropéni. J'invite tous les Burkinabè à suivre leur exemple en allant visiter les ruines de Loropéni. L'unanimité qu'on a eu à Séville est l'expression d'un travail bien maîtrisé.
Après l'inscription, qu'elle est la suite ?
Les ruines ont plus de 1 000 ans d'existence. Cela veut dire qu'il faut commencer à les stabiliser pour qu'elles ne continuent pas à se détériorer. Nous devons ensuite faire de Loropéni une destination touristique importante de notre pays.
Ça l'est déjà ; pas assez, mais nous pensons qu'il y a une évolution positive. Pour nous, Loropéni sera demain, le lieu dit du tourisme et de l'assouvissement d'une curiosité millénaire.
Nous allons par là, redonner enfin vie à cette région du Sud-Ouest qui, pendant longtemps, a été enclavée. Aujourd'hui, on a de bonnes routes et de bonnes infrastructures socioéconomiques, mais il nous en faut plus. En ce moment, il y a toute une dynamique hôtelière qui se développe à Gaoua.
Je dois rappeler d'ailleurs qu'un des hôtels, le plus ancien de Gaoua, appartient à un expatrié. Cela veut dire que nous devons continuer à investir dans l'hôtellerie qui va favoriser le tourisme.
Au-delà, nous pensons à un festival du monde rural à Gaoua qui nous aidera à mettre en exergue non seulement la région, mais aussi ses habitants qui doivent être mieux appréciés, mieux connus.
Maintenant que Loropéni est inscrit au patrimoine mondial de l'humanité, le Burkina va-t-il proposé d'autres sites à l'UNESCO ?
Nous avons repertorié notre patrimoine national. Il y a plusieurs sites que nous envisageons de proposer à l'UNESCO. Au niveau du patrimoine immatériel, nous pensons au faux départ du Mogho Naaba.
Nous pouvons aussi inscrire le warba, les danses de grâce et d'acrobatie et bien d'autres expressions culturelles de notre pays. Au niveau culturel, nous avons les peintures rupestres de Pobé Mengao, qui constituent également un pan important de notre expression culturelle. Loropéni est en cela, un premier pas. C'est un long voyage que nous allons entreprendre au fil du temps afin d'inscrire le Burkina Faso dans l'universel.
En attendant, je dédie cette victoire à tout le peuple burkinabè. On m'a rapporté que les jeunes, les moins jeunes, les politiques et les hommes de culture, ainsi que les scientifiques ont été fiers de voir Loropéni inscrit sur la liste du patrimoine mondial.
Je remercie mes prédécesseurs qui ont oeuvré et qui ont pensé que rien ne s'obtient sans une farouche détermination, sans une ferme volonté. Nous devons démontrer que Loropéni est authentique et universel.
Nous l'avons fait. Nous devions demontrer son intégrité, nous l'avons fait également. Nous avons travaillé au jour le jour comme on le fait dans un cabinet sans nous laisser distraire. Je suis satisfait et je remercie tous les acteurs de ce succès au nom du gouvernement et de la nation.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Sidwaya. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.