Republic of Togo (Lomé)
30 Juin 2009
communiqué de presse
En raison de la tenue à Syrte en Libye du sommet de l'Union africaine auquel participe le président Faure Gnassingbé, le Conseil des ministres s'est réuni lundi à Lomé. Le gouvernement s'est penché sur le statut de l'enseignement supérieur privé au Togo.
« Actuellement, certains établissements s'attribuent le statut d'université et commencent à former au BTS, à la licence, au Master et au doctorat sans autorisation des ouvertures de filières et sans adéquation avec les offres et les exigences du marché de l'emploi », souligne le communiqué officiel. Les autorités souhaitent donc réglementer ce secteur et le soumettre aux standards comparables à ceux en vigueur dans les universités publiques.
Voici le communiqué dui Conseil des ministres
Le conseil des ministres s'est réuni ce jour du lundi 29 juin 2009 au Palais de la Présidence de la République, sous la présidence du chef de l'Etat, Son Excellence Faure Essozimna GNASSINGBE.
Au cours des travaux, le conseil a examiné et adopté un projet de décret et écouté plusieurs communications.
Le projet de décret, présenté par le ministre des Enseignements primaire, secondaire et de l'Alphabétisation est relatif à la lettre de politique sectorielle de l'éducation qui est l'aboutissement d'un processus de réflexion sur les problèmes et défis majeurs du secteur de l'éducation.
La lettre de politique sectorielle consacre la volonté politique du gouvernement d'accorder une priorité accrue au secteur de l'éducation et de la formation, et d'adopter une approche qui contribue à un développement équilibré et maîtrisé du système éducatif et à une amélioration du service de l'éducation.
En effet, le système éducatif togolais, comme tous les autres secteurs d'activité, a été éprouvé par des contraintes démographiques et financières très fortes qu'a supporté le pays ces quinze dernières années, entraînant ainsi une dégradation des conditions d'enseignement et l'apparition des difficultés structurelles importantes.
La lettre de politique sectorielle de l'éducation indique donc les objectifs que se fixe le gouvernement et les moyens qu'il entend mobiliser pour les atteindre. Elle pose le diagnostic du système actuel de l'éducation, définit les principales priorités, détermine les politiques de développement du secteur ainsi que les mesures de mise en oeuvre et les indicateurs de performance.
La première communication, présentée par le ministre de l'Environnement et des Ressources forestières est relative au plan d'action national d'adaptation aux changements climatiques.
Le Togo est confronté à de nombreux défis et problèmes environnementaux dont les principaux sont dus à la démographie galopante, à la pauvreté généralisée, à l'inadéquation entre la consommation des ressources et leur rythme de renouvellement, et à la faible prise en compte de la dimension environnementale dans les plans et programmes sectoriels de développement.
Ces changements climatiques peuvent altérer le taux et le mode de croissance économique, exacerber les inégalités et miner les politiques de croissance économique destinées à lutter contre la pauvreté.
En ratifiant le 8 mars 1995 la Convention-Cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, le Togo a réaffirmé sa préoccupation face aux changements climatiques et son engagement aux côtés de la communauté internationale dans la lutte contre ce phénomène en adoptant des textes législatifs et réglementaires qui protègent l'environnement et les ressources forestières.
Il convient donc de renforcer la mise en oeuvre de la législation et de la réglementation ainsi que les mesures de lutte contre la dégradation de l'environnement. La deuxième communication, présentée par le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche est relative à l'état de l'enseignement supérieur privé au Togo.
Actuellement, certains établissements s'attribuent le statut d'université et commencent à former au BTS, à la licence, au Master et au doctorat sans autorisation des ouvertures de filières pour lesquelles ils préparent les étudiants, et sans adéquation avec les offres et les exigences du marché de l'emploi.
Ces établissements ne disposent non plus de structures de recherche alors que la mission fondamentale de l'enseignement supérieur est non seulement d'enseigner, mais aussi de faire la recherche et des prestations de service.
L'enseignement supérieur reste pour un pays un bien public que seul l'Etat peut concéder au privé au moyen de contrôle et de régulation à travers certaines normes en matière de déontologie, de superficie habitable, d'espace didactique, d'équipements techniques et de curricula des enseignants.
Certes, l'enseignement supérieur privé, tout comme l'enseignement supérieur public, est devenu un enjeu de politique économique et sociale dans de nombreux pays. S'il est donc souhaitable d'encourager son expansion au Togo, il est aussi important que ce secteur soit soumis aux normes et aux standards requis.
Par ailleurs, le ministre des enseignements primaire, secondaire et de l'alphabétisation a fait un premier compte rendu au conseil des ministres sur la situation que traverse actuellement la librairie des mutuelles scolaires (LIMUSCO).
Le ministre de la sécurité et de la protection civile a enfin rendu compte au conseil des dégâts des dernières pluies à Lomé et à l'intérieur du pays. Le gouvernement gère la situation pour le moment en apportant surtout les premiers secours aux sinistrés à travers les diverses interventions des forces de sécurité et les dons.
Cependant, compte tenu de la montée des eaux et des prévisions météorologiques, les risques d'inondations obligent à prendre des mesures idoines dans certaines localités. Suite à ce compte rendu, le chef de l'Etat a instruit le gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter aux populations des situations déplorables.
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