Fatma Rassaa
30 Juin 2009
-La création de l'Association des villages d'enfants SOS a permis à une génération d'enfants et de jeunes de vivre dans de bonnes conditions, de jouir d'une vie pleine d'amour et de soins. Les jeunes SOS profitent d'une éducation harmonieuse, d'une attention particulière de la part des encadreurs et des mères SOS qui suivent désormais des cycles de formation avec l'appui d'une équipe pluridisciplinaire qui leur fournit les outils nécessaires pour la prise en charge des enfants SOS afin qu'ils deviennent des jeunes responsables et indépendants.
C'est dans cet esprit que l'Association tunisienne des villages d'enfants SOS Gammarth a organisé jeudi un forum des jeunes 2009 sur le thème «L'autonomisation des jeunes», à travers lequel les responsables ont présenté une étude intitulée «Sur les traces des adultes SOS en Tunisie»
Cette étude a été réalisée par M. Rached Ben Hmida, expert et formateur au village. Elle a ciblé un nombre important de jeunes sortant des Vesos de Gammarth etde Siliana. Elle a montré que la majorité des adultes SOS sont célibataires (78% de l'ensemble) alors que ceux mariés représentent 18% (dont 5 hommes et 6 femmes).
Les situations de «séparé» et de «concubinage» ne représentent chacune que 2% de l'ensemble. Parmi les 11 adultes mariés, 7 ont un enfant ou plus. 58% des enquêtés sont satisfaits de leur état civil actuel contre 42% d'insatisfaits . L'attitude dominante des mariés est positive (7 cas sur 11).
Cette étude s'inscrit dans le but d'améliorer la qualité de la prise en charge des enfants SOS «C'est le miroir qui reflète la vérité sur le terrain», souligne M. Ben Hmida.
De son côté, Mme Olfa Rakrouki Jerad, conseillère pédagogique nationale, a indiqué que durant la période 2009-2016, la stratégie internationale est axée sur trois thèmes à savoir le renforcement de la famille, l'entrée en partenariat avec d'autres associations car, dit-elle, «il n'y a pas que les villages».
Il y a la stratégie basée sur le management des performances et stipulant plus de donateurs, l'objectif étant de protéger l'enfant. «Non pas sous forme d'accueil au village seulement mais en ancrant en lui les notions de reconnaissance et de fraternité».
Les résultats de l'enquête, qui a fait l'objet de la rencontre entre les responsables du village SOS Gammarth et les jeunes SOS, ont montré que la majorité des adultes SOS, soit 69%, habite en location et 15% d'entre eux se déclarent propriétaires de leur maison. Les conditions d'espace et d'équipement semblent à première vue plutôt acceptables, 2 à 3 pièces dans 67% des cas, 1 pièce seulement dans19 % des cas.
Avec qui vivent les enquêtés? Et comment jugent-ils leur logement?
L'enquête a montré encore que 24% vivent avec la famille biologique, 21% avec la fratrie SOS, 18% avec le partenaire, 15% seuls, 14% chez des amis, 3% chez la famille d'adoption. Il ressort à la lumière de cette enquête que le logement renforce les liens familiaux. 55% des sujets sont satisfaits de leur logement et 45% en sont insatisfaits .
Concernant la scolarité, l'enquête montre que le cinquième des sujets est parvenu à l'enseignement supérieur, cependant 65% sont dans leur majorité en deçà de 9 ans d'études de base.
Il est à signaler que ce sont les filles qui atteignent, plus fréquemment que les garçons, le niveau de l'enseignement secondaire et supérieur. 78% des sujets déclarent avoir suivi une formation professionnelle.
L'enquête a permis de répertorier 39 formations professionnelles achevées au profit des ex-filles SOS et 18 formations inachevées dans divers domaines tels que le tourisme, l'électricité, l'informatique, l'agriculture. Par ailleurs ,sur un autre plan, il ressort que la mère SOS occupe une place importante, elle est valorisée.
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