Pierre Emangongo
1 Juillet 2009
Kinshasa — ises politiques et le gouvernement de l'Union africaine risqueront d'occulter le thème officiel de sommet de Syrte. C'est ainsi que les dirigeants africains sont appelés à plus des responsabilités pour sortir le continent de la violence, de la pauvreté et de la marginalisation.
«Investir dans l'agriculture pour la croissance économique et la sécurité alimentaire». Tel est le thème officiel du treizième sommet de l'Union africaine (UA) qui se tient du 1er au 3 juillet 2009 au centre des conférences ultramoderne planté entre la Méditerranée et le désert à Syrte (Libye).
Initialement prévu à Madagascar, cette rencontre de l'organisation panafricaine a été délocalisée à cause «du coup d'Etat» de Rajoelina qui a donné l'occasion à Mouammar Kadhafi de proposer la ville de Syrte.
Mais, considérant le cours des événements, de nombreuses personnalités redoutent que les crises politiques sur le continent notamment la Somalie, le Niger, la Mauritanie, la Guinée-Equatoriale, la succession de Bongo et le gouvernement de l'Union africaine occultent le thème officiel axé sur l'agriculture.
PLUS DE RESPONSABILITES
Autoproclamé «roi des rois traditionnels d'Afrique», le président libyen, au pouvoir depuis 40 ans, le colonel Kadhafi compte, selon l'Angop, mettre à profit sa présidence pour forcer la voie à la concrétisation d'une «unité africaine» dont il a fait un objectif prioritaire. Quitte à bousculer, comme il en a l'habitude, les plus réticents, parmi lesquels les pays d'Afrique australe -notamment l'Afrique du sud- et de l'Est.
C'est ainsi à Syrte, les maximes du guide sont partout, placardées sur les avenues en arabe, anglais et français, des plus encourageantes («L'Afrique c'est l'espoir», «L'Unité c'est la force») aux plus inquiétantes («La mort aux ennemis de l'Afrique»).
En plus, le guide libyen a, lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UA, tenue le dimanche 28 juin 2009 à Syrte, accru la pression pour créer une «Autorité» dotée de réels pouvoirs exécutifs, qui regrouperait les différentes instances de l'UA existantes (comme l'actuelle Commission ou le Conseil de paix et de sécurité).
Au-delà des escalades verbales, un analyste appelle les 53 délégations des pays membres de l'UA à plus des responsabilités pour éviter des simples déclarations et poser des actes concrets susceptibles de soustraire le contient de la violence, pauvreté et de la marginalisation.
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On pourrait s'abstenir de penser paq que les crises intestines des pays africains trouveraient une solution en envisageant que chaque pays les règles. Et surtout penser qu'un "union" africaine ou un "état" africain ne pourrait être pensé qu'après résolution de ces problèmes à une échelle "nationale". Je pense au contraire qu'un cadre comme un "état fédéral" pensé sur de bonnes bases sera la solution pour nos problèmes actuels. Rien de plus parlant que des lois et des règlementations qui seraient applicables à tous. Il ne s'agit pas de mettre en question(pour l'heure) les fronttières de 1885 mais de penser grand. A défaut on arrivera pas à nous émanciper de cette étiquette de continent "à la ramasse". Mais de bonnes bases sont nécessaires avant d'y arriver. On peut être d'accord que ce n'est pas une chose aisée. Mais c'est une chose à penser de plus en plus...
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