L'Express de Madagascar (Antananarivo)
Lantoniaina Razafindramiadana
1 Juillet 2009
interview
Le directeur de la concurrence et de la protection des consommateurs parle du contrôle des produits sur le marché.
Quelle explication pouvez-vous donner sur la présence massive de produits périmés sur le marché ?
En général, les périodes de crise favorisent la gabegie. Les contrôles existent mais pas d'une manière assez systématique, du fait que l'administration tourne au ralenti. Par conséquent, certains profitent de l'occasion pour écouler des produits non conformes. Mais depuis près de trois mois, les nouveaux dirigeants ont entamé des opérations d'assainissement du marché intérieur. Elles se font quotidiennement.
A quels types de contrôle les produits sont-ils soumis pour qu'ils n'entraînent pas d'effets dangereux pour les consommateurs ?
Le ministère procède à deux types de contrôle pour protéger les consommateurs. Le contrôle a priori concerne aussi bien les produits locaux qu'importés. Il s'effectue au niveau du port avant que la marchandise ne soit dédouanée. Des échantillons sont prélevés en vue d'analyses. Le certificat de consommabilité délivré sera présenté aux services des douanes pour le dédouanement. Tout produit qui nuit à la santé, et périmé donc, ne pourra pas être introduit sur le marché. Ensuite, il existe le contrôle en cours de commercialisation. Il ne s'agit pas seulement de vérifier la date de péremption mais aussi la qualité du produit, susceptible de se déteriorer suite à une mauvaise gestion de stock ou d'un mauvais conditionnement.
Quelle mesure le ministère prend-il pour les produits cosmétiques et les effets vestimentaires entraînant des allergies ?
Pour ces genres de produits, nous faisons systématiquement des contrôles a priori. Mais la non conformité d'un produit n'est découverte qu'à l'apparition d'une allergie. Dans ce cas, nous faisons appel aux victimes de déposer des plaintes auprès de la direction de la concurrence et de la protection des consommateurs.
Quelles sanctions sont infligées aux commerçants détenteurs de tels produits ?
Dans un premier temps, les marchandises font l'objet d'une saisie. En présence d'un commissaire et contrôleur du commerce, elles vont être incinérées, en général aux frais du propriétaire. Selon la gravité, la saisie peut être accompagnée de la fermeture définitive ou provisoire du magasin. De plus, une peine d'amende est infligée au commerçant, sanction pouvant aller jusqu'à l'emprisonnement. Si de sa propre volonté le commerçant détruit les produits mis en cause, il sera éxempté de toute sorte de sanction.
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