1 Juillet 2009
Les dépenses globales d'éducation pour l'année 2008 sont estimées à environ 587 milliards. C'est ce qui ressort de la restitution de l'enquête nationale menées sur les dépenses d'éducation des ménages édition 2008 . C'était dans le cadre d'un atelier organisé hier mardi à l'hôtel Faidherbe, à Dakar. L'objectif de la rencontre était de renseigner les facteurs explicatifs de l'échec scolaire au Sénégal afin de pouvoir développer un modèle devant permettre de déceler l'ensemble des facteurs discriminants.
Les dépenses d'éducation des ménages sénégalais en terme de coûts directs dans l'année 2008, sont estimées à 356,2milliards de francs Cfa, soit 10,6% des dépenses globales. C'est ce qui ressort l'atelier de restitution de l'enquête nationale menées sur les dépenses d"éducation des ménages, organisé hier à l'hôtel Faidherbe à Dakar. L'objectif majeur de l'étude était en fait de renseigner les facteurs explicatifs de l'échec scolaire au Sénégal mais également de mieux saisir les différentes catégories de dépenses supportées par les ménages pour l'éducation de leurs membres. Toutes choses qui devaient contribuer à la formulation de nouvelles stratégies appropriées fondées sur un meilleur ciblage des interventions et des allocations en faveur des ménages pauvres et vulnérables.
Ainsi selon les résultats de l'enquête, il faut en moyenne chaque année 117 313 francs pour couvrir les frais d'inscription et de scolarité, l'achat d'une uniforme scolaire, le transport et la nourriture à l'école ainsi que les autres frais courants nécessaires pour la scolarité de l'élève.
A en croire le rapport « La zone urbaine de Dakar qui regroupe 23,7% des effectifs scolaires, contribue pour près de la moitié (45,8%) du financement des dépenses en question, alors que le milieu rural où réside plus de la moitié des élèves (52,4%) assure un peu plus du tiers de ces dépenses scolaires, soit l'équivalent de 37,7% ».
De cette même enquête il ressort également que les dépenses sont largement plus importantes chez les ménages riches que chez ceux qui sont pauvres. Et en termes absolus, « 40% des dépenses sont financées par seulement les 20% des ménages les plus riches contre 7,7% seulement pour les 20 % des ménages les plus pauvres » .
On relève dans le même rapport que « la fourchette des plus riches estimés à 29,6% dépensent doublement que leurs homologues très pauvres » . Cela signifie qu'un élève vivant dans les ménages très pauvres bénéficie de près 3 fois de moins de financements que son camarade issu d'un ménage très aisé ». Le rapport a montré également que les dépenses d'éducation des ménages, selon le cycle d'étude qu'« un élève qui dépense 65 013 francs par an constitue moins de charge financière pour le ménage alors que celui qui suit une formation professionnelle engendre plus de dépenses (965 013 francs par an ) » Toutefois le rapport indique le document « il est difficile de se prononcer sur le sens de l'évolution des dépenses globales, selon le cycle compte tenu du fait que les élèves du cycle élevé sont en général moins nombreux que ceux des cycles inférieurs ».
Il est à noter par ailleurs que le financement de l'éducation au Sénégal est assuré par les ménages qui participent à hauteur de 11,85% ,les partenaires techniques financiers 17,68%, les collectivités locales 0,92 % et l'Etat dont la contribution est estimée à 69,55% en 2006.
Les dépenses globales courantes des ménages sont estimées à 3369 milliards de francs Cfa. Elles sont constituées en grande partie de l'alimentation (39,7%), de cérémonie (33,3%), de santé (6,1%), et de l'éducation (10,6%).
(Stagiaire)
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