Elizabeth DIATTA
1 Juillet 2009
« Le but ultime de cette journée était de sensibiliser pour qu'on utilise la science et la technologie comme un levier pour le développement". Cette déclaration a été faite par le ministre de la Recherche scientifique Amadou Tidiane Bâ lors de la journée de la renaissance scientifique de l'Afrique (Jrsa), lors de la célébration de l'académie nationale des sciences techniques du Sénégal (Ansts) hier mardi 30 juin.
L'académie nationale des sciences techniques du Sénégal a célébrée hier mardi 30 juin la journée de la renaissance scientifique de l'Afrique (Jrsa) à Dakar sur le thème « industrie extractive dans l'espace Uemoa : opportunité et enjeux dans le développement et l'intégration économique ».
Des conférences thématiques aussi bien sur les industries minières que pétrolières ont fait le point sur les contraintes et les opportunités dans l'espace Uemoa et de façon spécifique au Sénégal.
D'après l'Ansts, c'est l'occasion « de donner à la communauté scientifique nationale, au secteur privé national et international, aux collectivités locales, aux organisations des consommateurs de s'interroger sur la part de l'Afrique dans la fourniture des matières premières dans l'économie mondiale ».
Selon le ministre de la recherche scientifique, Amadou Tidiane Bâ « cette journée célébrée dans chaque pays est une recommandation de l'organisation de l'Unité Africaine. Cette journée souligne l'importance de la science dans le développement. L'Afrique est le continent qui se sert le moins de la science ».
Et de déclarer : « il y a beaucoup de pays asiatiques qui se sont développés. Il y a une dizaine d'années, ces pays étaient au même niveau de développement que le Sénégal. Il ont pu se développer en s'appuyant strictement sur la science et la technologie. Cela est possible pour le continent africain ». Selon M. Bâ des « dispositions doivent être prises pour essayer de donner des cours d'accélérateur à l'utilisation de la science et de la technologie ». Et de continuer que « le but ultime de ces journées était de sensibiliser pour qu'on utilise la science et le technologie comme un levier pour le développement ».
Interpeller sur la question de l'applicabilité des résultats de la recherche scientifique le ministre de la recherche scientifique M. Bâ déclare que « au niveau de l'académie, notre vision n'est pas de dire que le Sénégal est un pays sous-développé. Nous ne ferons pas de la recherche fondamentale. Dire cela, c'est renoncer à contribuer à l'avancement de la science dans le monde. Mais il faut reconnaître que des problèmes qui se posent à nous sont liés à la pauvreté, à la santé et ces recherches doivent contribuer à lever les contraintes qui se posent à ce niveau ».
(Stagiaire)
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