J.m.
1 Juillet 2009
Autant on aime le foot, autant on se trompe sur ses acteurs
Il y a des jours comme ça où la perspective, pourtant hautement placée, risque d'être inversée.
C'était le cas avant-hier avec le football. Entre l'instantané et l'éphémère, le sort de l'équipe a été vite réglé. Pourtant, elle pouvait aller loin tellement la qualification en demi-finale était à sa portée.
La sélection tunisienne a dû, en effet, faire l'essentiel dès le premier match face à l'Espagne où la victoire lui était offerte. Par la suite, l'équipe était dans l'incapacité de disposer de son sort, laissant ainsi aux Espagnols l'initiative de passer.
Il y a une part de mystère autour de cette équipe. Comment elle a été constituée ? Avec quelle stratégie elle devrait avancer ? Et, finalement, qui en avait la responsabilité ?
Le sport individuel est quelque chose de sacré pour nous Tunisiens. Nous aimons la boxe, nous aimons l'athlétisme, Mellouli nous embarque en natation dans un monde fou. Mais nous sommes en priorité un pays de football. Cela ne demande pas à être confirmé, mais plutôt à vivre avec le plus grand épanouissement. Les joueurs qui étaient à Pescara n'étaient pas vraiment ceux qu'on croyait. Autant nous aimons le football, autant on se trompe sur ses acteurs. Ce n'est pas la première fois que cela nous arrive. Ce n'est pas la première fois que l'on se donne autant de peine pour rien. Là où cela se passe, ça sonne toujours faux. Comme si ça ne suffisait pas, comme s'il fallait devenir champion sous condition ! Les quelques éclaircies étaient trop belles pour durer. Entre le pensable et le possible, on ne s'est jamais frayé le bon chemin. Une équipe sans réflexion est une équipe floue, qui ne peut avoir de raison d'être parce qu'on ne veut pas, on ne tient pas à lui en donner. De quelle manière s'était-elle préparée pour les Jeux méditerranéens?
Comment elle a joué et comment elle est sortie !
Autour de ses différents objectifs et de ses différentes ambitions, elle ne fait chaque fois que passer.
Pourtant, c'est à cet âge-là que l'on commence à former les champions de demain, à leur en procurer l'allure et surtout l'esprit et la mentalité.
Serait-ce aujourd'hui trop tard pour changer ? On est enclin de le penser, tellement les déceptions se suivent et se ressemblent à chaque fois. Tellement, nous on sort désabusé et désorienté. On ne veut plus de ça et c'en est assez avec le foot !
Ceux qui nous écouterons et qui sont aux postes de décision devraient pour une fois prendre en considération nos appels et faire de sorte à ce que l'on puisse réunir les conditions de réussite, loin des complaisances et du copinage.
Celui qui ne réussit pas n'a qu'à laisser sa place aux autres. On ne peut plus continuer à s'imposer, alors que rien ne nous en donne le droit.
A bon entendeur
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