Le Potentiel (Kinshasa)

Afrique: Ouverture du sommet de Syrte - Jean Ping déplore la multiplication de graves tensions politiques en Afrique

Pierre Emangongo

2 Juillet 2009


Kinshasa — Le président de la Commission de l'Union africaine s'est, à l'ouverture du sommet de Syrte, alarmé de la multiplication de graves tensions politiques et de conflits persistants en Afrique. Tandis que le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a promis aux pays africains de les aider à réaliser leur «révolution verte».

Le treizième sommet de l'Union africaine (UA) s'est ouvert hier Mercredi 1er juillet dans un gigantesque centre de conférences construit à 500 km à l'est de Tripoli entre la Méditerranée et le désert, dans la région natale de M. Kadhafi, a constaté l'AFP. Témoins de l'événement, les dirigeants africains et le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, invité d'honneur du sommet. On a dénombré parmi les absents une vingtaine de chefs d'Etat africains dont quelques poids lourds (l'Egyptien Hosni Moubarak et le Nigérian Umaru Yar'Adua) ainsi que les invités, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi et le président iranien Mahmoud Ahmadinejad.

Dans son mot de circonstance, le président de la Commission de l'UA Jean Ping a dressé devant les dirigeants africains un tableau sans concession de la situation sur le continent.

Il s'est alarmé de «la multiplication de graves tensions politiques et de conflits persistants en Afrique». Il a cité Madagascar, la Guinée-Bissau et le Niger, mais a réclamé aux chefs d'Etat «une attention toute particulière» pour la Somalie où le gouvernement de transition est menacé par l'avancée des islamistes radicaux.

REVOLUTION VERTE

En outre, le dirigeant libyen Kadhafi a appelé au rattachement des îles Caraïbes à l'Union africaine, estimant que « ces pays étaient plutôt africains ».

Liens Pertinents

Il entend profiter de ce sommet pour forcer la voie à la création d'une «Autorité» africaine aux pouvoirs exécutifs élargis, qui constituerait, à ses yeux, une avancée majeure vers les «Etats-Unis d'Afrique» dont il a fait sa priorité absolue.

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a, pour sa part, promis aux pays africains de les aider à réaliser leur «révolution verte» et plaidé pour le développement des biocarburants, alors que le thème officiel du sommet est l'agriculture.

M. Lula a souhaité une coopération sud-sud accrue «comme force d'attaque contre les iniquités qui persistent dans l'ordre mondial».

Reste que les participants à ce sommet de Syrte soient plus pragmatiques pour résoudre effectivement des problèmes épineux du continent africain.

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Author: rdt26
Fri Jul 3 00:18:14 2009

On pourrait s'abstenir de penser paq que les crises intestines des pays africains trouveraient une solution en envisageant que chaque pays les règles. Et surtout penser qu'un "union" africaine ou un "état" africain ne pourrait être pensé qu'après résolution de ces problèmes à une échelle "nationale". Je pense au contraire qu'un cadre comme un "état fédéral" pensé sur de bonnes bases sera la solution pour nos problèmes actuels. Rien de plus parlant que des lois et des règlementations qui seraient applicables à tous. Il ne s'agit pas de mettre en question(pour l'heure) les fronttières de 1885 mais de penser grand. A défaut on arrivera pas à nous émanciper de cette étiquette de continent "à la ramasse". Mais de bonnes bases sont nécessaires avant d'y arriver. On peut être d'accord que ce n'est pas une chose aisée. Mais c'est une chose à penser de plus en plus...


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