1 Juillet 2009
Libreville — Des critiques contre le régime Omar Bongo commencent à s'élever. Les récriminations s'élèvent dans la société civile mais aussi dans le propre camp du président gabonais décédé début juin en Espagne.
Si l'éloge du bilan du président Omar Bongo a été quasi-unanime au Gabon tout de suite après sa mort début juin, des voix commencent, discrètement mais sûrement, à évoquer les failles d'un système qui lui a permis de se maintenir au pouvoir pendant 41 ans.
Ces critiques n'émanent plus seulement de la société civile, qui était jusque-là l'une des seules voix discordantes au Gabon. Elles viennent de l'intérieur du régime. "Après l'ère Omar Bongo Ondimba, pour une politique de rupture".
Le titre surprend, d'autant qu'il figure en bonne place dans L'Union, quotidien gouvernemental toujours loyal à l'égard de son "président" et dont le logo est encore barré d'un bandeau noir symbolisant le deuil.
L'auteur de l'article le reconnaît lui-même: "A la mort d'un patriarche ou d'un roi, en Afrique, seule l'oeuvre qui aura positivement marqué ses semblables est mise en exergue".
La géopolitique mise en cause. "Pour autant", "serait-il juste de dire que durant toutes ces 40 années de règne, nous avons vécu dans le meilleur des mondes? Assurément non".
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