L'Express (Port Louis)

Ile Maurice: L'île Maurice appelée à se donner les moyens de combattre la maltraitance des animaux

Béatrice Hope

1 Juillet 2009


Port Louis — Face au nombre grandissant de cas de maltraitance envers les chevaux et autres animaux, la MSPCA formule ses propositions pour une révision du Prevention of Cruelty to Animals Act (POCA). Le ministère de l'Agro-industrie les étudie actuellement.

«Nos propositions concernent l'enregistrement des chevaux importés, le transfert de propriété des chevaux de course qui sont mis à la retraite, les conditions que les potentiels nouveaux propriétaires doivent remplir, les travaux que peuvent entreprendre les chevaux de course retraités et même l'euthanasie...», explique Farouk Koodooruth, secrétaire à la Mauritius Society for the Prevention of Crualty against Animals (MSPCA).

Ce sont quelques-uns des exemples de régulations qui seront incluses dans l'amendement du POCA. Le 2 juillet 2009, une rencontre est prévue entre les officiers du ministère de l'Agro-industrie et la MSPCA, entre autres, pour progresser vers la finalisation des nouvelles clauses de cette loi, et leur soumission, par la suite, au Parquet. Des propositions avaient été envoyées au ministère de tutelle depuis octobre 2008. Suite aux actes de cruauté enregistrés, il semblerait que le gouvernement souhaite désormais accélérer les choses sur ce dossier.

L'Identification, la redéfinition des autorités compétentes, ainsi que la description des actions pouvant être prises par chacune d'entre elles y seront également considérées.

Car la MSPCA souhaite aussi avoir plus de marge de manoeuvre par rapport à ceux qui maltraitent les chevaux. Par exemple, le pouvoir de saisir les animaux maltraités.

A ce sujet, le secrétaire de la MSPCA cite le cas d'un propriétaire de sept chevaux de courses retraités à Flic-en-Flac. Ils seraient gardés «dans des conditions lamentables» et transporteraient des personnes lors de balades payantes sur la plage. Lesquelles sont organisées régulièrement par le propriétaire.

«La loi ne nous donne pas actuellement le droit de reprendre ces animaux maltraités», déplore Farouk Koodooruth. «Ce n'est pas possible que la MSPCA, en tant qu'autorité empêchant la maltraitance des animaux, doit attendre un ou deux mois pour pouvoir prendre des actions contre les malfaiteurs. Nous avons eu une réunion la semaine dernière. Une autre est prévue avec les officiers du ministère ce jeudi 2 juillet. Nous allons étudier les propositions avec eux, car il nous faut finaliser ces propositions», enchaîne Farouk Koodooruth.

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