Le Potentiel (Kinshasa)

Congo-Kinshasa: Pointe d'ivoire - Une ressource financière en veilleuse

Stephane Etinga

2 Juillet 2009


Kinshasa — Où est passé l'Office congolais de l'ivoire et toutes ses activités ? La question vaut la peine d'être posée. Parce que l'ivoire de la République démocratique du Congo était jadis considéré comme une ressource financière très importante, au même titre que le cuivre, l'or et le diamant. Actuellement, il est difficile de connaître avec exactitude les statistiques de ce produit dont la pays se trouve parmi les producteurs incontestés. Les pachydermes sont encore nombreux en RDC et continuent à se multiplier, mais leurs offenses dont le prix du kilo varie selon certaines sources entre 50 et 80 dollars américains, font l'affaire des fraudeurs et autres braconniers clandestins. Il s'agit bien entendu de l'ivoire brut car celui qui est déjà travaillé est visible sur «la place des Artistes», à la Gare centrale de Kinshasa et dans les salons de quelques personnalités.

A part l'Académie des beaux-arts (ABA) qui enseigne aux jeunes, d'une manière générale, comment devenir artiste plasticien, le pays ne dispose pas d'assez d'établissements qui dispensent une formation spécifique d'artiste ivoirier. Tout s'apprend sur le tas, d'une manière informelle, dans des ateliers privés qui n'ont ni programme précis ni une durée précise de formation. Certains artistes spécialisés en la matière lèvent donc la voix pour demander au gouvernement de se pencher sur leur sort afin de réhabiliter l'ivoire et l'ivoirier congolais. Car, il y va de l'intérêt de tous, de l'Etat qui accuse un important manque à gagner, de l'artiste, du vendeur, du touriste aussi.

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Une chose est connue dans ce secteur, à savoir, l'interdiction faite aux braconniers de chasser et de tuer l'éléphant qui est un animal protégé par la communauté internationale. Mais cela n'empêche nullement les braconniers de poursuivre l'abattage des éléphants et de se servir de leurs ivoires qu'ils vendent cher, surtout en dehors du pays avec la complicité de quelques autorités qui en tirent des profits consistants. Cette interdiction n'empêche surtout pas les éléphants de mourir de leur vieillesse dans la forêt. Dans ce cas, les offenses profitent aux chasseurs et aux villageois qui peuvent tomber sur l'occasion. Selon certaines sources, l'interdiction d'abattre les éléphants, dictée par l'extérieur, profite aux pays limitrophes au détriment du gouvernement et des Congolais. Parce que dans certaines régions du pays, les pachydermes dévastent des champs à tel point que la population manque parfois de quoi se nourrir. Le gouvernement devrait donc se pencher sérieusement sur la question et tenir le peuple informé des mesures qui en découleraient.

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