Boureima Sanga
2 Juillet 2009
La Société de cardiologie du Burkina (SOCARB) tient son IIIe congrès du 29 juin au 1er juillet 2009 à Ouagadougou sur le thème : "Les facteurs de risques cardio-vasculaires : évaluation du risque et organoprotection".
Le ministre de la Santé, Seydou Bouda (2e à gauche) "L'épidémie des maladies cardio-vasculaires dans nos pays constitue un frein au développement".
Le doyen, professeur Mamadou Traoré plus de 30 ans de métier, "La chirurgie cardio-vasculaire et la cardiologie nterventionnelle ont leur place au Burkina Faso"
Les spécialistes de la santé du cÅ"ur, réunis en Société savante de cardiologie du Burkina (SOCARB) sont à leur IIIe congrès scientifique après celui de 2006. Assistés des sociétés-sÅ"urs savantes de la sous-région et d'Europe, ils réfléchissent sur "les facteurs de risques cardio-vasculaires : évaluation du risque et organoprotection". La rencontre est placée sous le parrainage du président de l'Assemblée nationale, Roch Marc Christian Kaboré et de la présidence d'honneur du professeur Mamadou Traoré du Mali. Outre le thème principal, les participants (400) vont se pencher sur "le VIH et le risque cardio-vasculaire" et sur "la cardiologie interventionnelle en Afrique".
A l'ouverture des travaux, le ministre de la Santé, Seydou Bouda a trouvé les thèmes pertinents, surtout celui relatif à la cardiologie interventionnelle en Afrique. Pour lui, ce sous-thème permettra de faire l'état des lieux sur les technologies nouvelles et leur transfert dans les pays en voie de développement. Toute chose qui réduirait le coût des évacuations sanitaires. Avec ses différents thèmes, la SOCARB veut s'inscrire dans la tendance moderne de la pratique cardiologique basée sur la notion du risque cardio-vasculaire. Le risque cardio-vasculaire se définit comme étant la probabilité pour un patient de présenter dans les dix années à venir, un événement cardio-vasculaire.
Le doyen, Professeur Mamadou Traoré, président d'honneur des troisièmes Journées de la SOCARB, a montré avec des chiffres à l'appui, que la chirurgie cardio-vasculaire et la cardiologie interventionnelle ont leur place en Afrique. Et pour cela, il a plaidé pour que les soins cardiologiques soient mis à la disposition du plus grand nombre de la population, et non une infime minorité.
Conscient du grand besoin en soins de cardiologie dans tous les pays africains, il souhaite que le Burkina Faso puisse construire et équiper un bloc opératoire pour chirurgie cardio-vasculaire (période 2009-2012). Egalement, il souhaite l'ouverture du DES de cardiologie à la rentrée 2009-2010. Les troisièmes journées seront meublées de quatre conférences introductives, trois tables rondes, 52 communications orales et 17 communications affichées.
Le président du comité d'organisation, Professeur Jean-Paul Kaboré, président de la SOCARB, a informé les participants qu'un prix d'une valeur de cent mille F CFA sera décerné à la meilleure communication affichée. Le prix est ouvert aux médecins de moins de 40 ans. Les maladies cardio-vasculaires sont en grande partie liés au changement d'habitudes alimentaires, au développement de l'obésité, à la sédentarisation et au tabagisme.
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