Steve Libam
2 Juillet 2009
Le Syndicat des auto-écoles dénonce des irrégularités dans la délivrance du sésame.
Dans une communication diffusée en début de semaine, le Syndicat national des exploitants d'auto-écoles du Cameroun (Sneac) s'inquiète des dérives observées dans le processus de délivrance du permis A aux « bendskinneurs ». Selon François Ngah Messobo, président du Sneac, « si rien n'est fait à temps, on risque d'assister à la distribution pure et simple du permis A, ce qui sera contraire à l'esprit du décret du PM, à la volonté du peuple et des pouvoirs publics, qui voudraient que les moto-taximen soient formés afin que leurs comportements sur la route change. » Pour illustrer ces propos, le Sneac parle de l'organisation de sessions d'examens « spécial moto » au cours desquelles 1000 candidats présentés, ont tous été admis.
Ces candidats auraient été examinés en une journée par quatre ou cinq personnes selon le Sneac, alors que selon la norme environ 400 candidats sont examinés en trois jours. Par ailleurs, le Sneac indexe certains délégués régionaux des Transports qui auraient donné des instructions afin que tous les candidats présentés soient admis, ou qui organisent des sessions d'examen uniquement en pratique, reléguant de ce fait l'aspect théorique au second plan. « Dans les cours théoriques il est justement question des notions du code de la route qui manquent à ces jeunes », s'insurge François Ngah Messobo. En définitive, le Sneac précise qu'il n'est pas mêlé à la distribution abusive du permis A qui se dessine, et prône la formation des « bendskinneurs ».
Sur ces questions, Maïdoki Hamidou, délégué régional des Transports du Littoral trouve qu'il est normal que les sessions d'examens soient pléthoriques, car les « bendskinneurs » se bousculaient à la veille de la date butoir. Pour le reste, Maïdoki Hamidou, dont les services sont submergés de dossiers de candidatures pour ledit permis, pense qu'il s'agit principalement d'une guerre d'intérêts que se livrent les exploitants d'auto-écoles. « Ce sont les auto-écoles qui forment les candidats puis les présentent à l'examen que nous nous contentons d'organiser. Nous délivrons enfin les permis quand l'examen est concluant. L'Etat a concédé la formation aux auto-écoles, on ne peut pas faire toujours la police derrière elles pour tout vérifier. Quand les dossiers nous parviennent, nous vérifions que chacun provient d'une auto-école et que le candidat a été formé. Quant aux examens s'ils le veulent, nous allons réintégrer la théorie. En fait, nous la considérions comme acquise en amont », déclare Maïdoki Hamidou.
Be the first to Write a Comment!
Copyright © 2009 Cameroon Tribune. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.
AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.