Raphaël Mvogo
2 Juillet 2009
Le 2eme Festival culturel panafricain organisé par l'Algérie s'ouvre officiellement samedi. Un colloque international en a donné le « la » mercredi.
Jomo Kenyatta, Ahmadou Hampaté Bâ, Mouloud Mammeri, Cheikh Anta Diop. Plus qu’un simple hommage, c’est un véritable piédestal qui a été dressé à ces quatre figures emblématiques, « quatre phares précieux », de la recherche scientifique en Afrique en Algérie, à l’occasion d’un colloque international sur l’anthropologie africaine. Ouverte mercredi à Alger, la capitale algérienne, pour une durée de quatre jours, cette rencontre se positionne comme un grand moment de partage et d’échanges intellectuels visant à favoriser une interconnexion entre les cultures et savoirs africains.
La ministre algérienne de la Culture, Khalida Toumi, qui en a présidé la cérémonie d’ouverture, a décrit ce rendez-vous comme un événement historique, mis sous les projecteurs 40 ans après le Symposium sur la culture africaine organisé à Alger en juillet 1969, à l’occasion du premier Festival culturel panafricain. Une réflexion qui, d’après la note de présentation du nouveau colloque, avait permis à l’anthropologie africaine « de s’affirmer en confrontant en des débats d’un haut niveau intellectuel les travaux de ses chercheurs appartenant aux universités et centres de recherche de plus de quarante pays africains ».
Cette fois-ci, sous la houlette du Centre national de recherches préhistoriques, anthropologiques et historiques (CNRPAH) d’Alger, ce sont, à en croire le comité d’organisation, une soixantaine d’experts de 24 pays africains et européens qui sont réunis dans la capitale algérienne. La ministre algérienne de la Culture a qualifié la rencontre d’« une opportunité que se donne l’Afrique 40 ans après de se rencontrer avec elle-même » en Algérie, « une terre d’asile pour les mouvements de libération africains ». Parmi les participants, figurent plusieurs chercheurs camerounais.
Placé sous le signe de la renaissance africaine, en rapport avec les préoccupations de l’Union africaine (UA) qui en est d’ailleurs partie prenante, ce colloque marque le lancement du 2e Festival culturel panafricain (Panaf), avant l’ouverture officielle samedi. Ce grand événement qui se veut unique sera solennellement porté à l’affiche lors d’une cérémonie présidée par le président Abdelaziz Bouteflika. Selon des sources concordantes, de nombreuses têtes couronnées du continent y prendront part. En tête, le guide libyen Mouammar Kadhafi, président en exercice de l’union africaine.
Parlant de festival, c’est en fait plusieurs festivals réunis en un, dans les différents domaines de l’art et de la culture (musique, danse, théâtre, littérature, arts plastiques, cinéma, etc.). Il rassemble, jusqu’au 20 juillet, au total 48 pays et quelque 8.000 artistes, ainsi qu’un grand nombre de journalistes invités par le comité d’organisation, dont le reporter de C.T. à travers l’ambassadeur d’Algérie au Cameroun, Baallal Azzouz. Les premières délégations séjournent à Alger depuis le 30 juin.
Manu Dibango, Ray Lema, Alpha Blondy, Rido Bayonne, Mory Kanté, Khaled, Ismaël Lô, Kassav, etc. sont autant de grands noms de la chanson africaine qui mettront l’ambiance dans la capitale algérienne et d’autres villes pendant les trois prochaines semaines.
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