Agence de Presse Sénégalaise (Dakar)

Gabon: Paris n'a pas de candidat au Gabon, selon Bernard Kouchner

2 Juillet 2009


Dakar — Le temps où la France avait des candidats en Afrique lors des élections présidentielles est "fini", a annoncé jeudi à Dakar Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères et européennes, en visite de travail dans la capitale sénégalaise.

"C'est fini, ce temps où la France avait un candidat", a-t-il dit en répondant à une question sur le candidat français à la prochaine élection présidentielle au Gabon.

"La France n'a pas de candidat au Gabon, c'est l'affaire des Gabonais. Nous l'avons affirmé. Le président de la République Nicolas Sarkozy l'a bien dit", a martelé Bernard Kouchner lors d'une conférence de presse à l'Institut français Léopold Sédar Senghor.

"La France soutient que les Gabonais doivent décider eux-mêmes dans le jeu des partis et en toute liberté", a ajouté le ministre français des Affaires étrangères et européennes.

Après le décès du président Omar Bongo Ondimba, annoncé officiellement le 8 juin dernier, la question de sa succession reste ouverte.

Ali Ben Bongo, actuellement ministre de la Défense, est présenté comme l'un des principaux prétendants à la succession de son père. Le Premier ministre Jean Eyéghé Ndong a confié récemment à France 24 qu'il envisage, lui aussi, de se porter candidat.

Prévue 45 jours après le décès du président gabonais, l'élection présidentielle ne pourra pas se tenir fin juillet, comme prévu par la Constitution. L'opposition a demandé son report pour quelques mois.

Revenant sur la situation politique au Niger, Bernard Kouchner a indiqué que l'ordre constitutionnel est "la seule prise de position" de son pays.

"Nous avons salué la lutte difficile contre Al Qaeda que mène le président nigérien Mamadou Tandja. Nous savons les difficultés que rencontre ce pays. Mais il n'empêche l'ordre constitutionnel, c'est notre seule prise de position, la légalité nigérienne", a-t-il expliqué.

Le Niger traverse depuis quelques mois une crise politique née de la volonté du président Tandja d'organiser un référendum sur la prolongation de son mandat à la fin de celle-ci en décembre prochain.

M. Tandja a convoqué le corps électoral pour un référendum le 4 août, pour se maintenir au pouvoir au-delà de la limite légale de deux quinquennats consécutifs.

La Cour constitutionnelle du Niger a donné son avis sur cette question en arguant qu'un "tel référendum n'est pas conforme à la Loi fondamentale".

Le 27 juin, le gouvernement nigérien a confirmé la tenue du référendum constitutionnel, noeud gordien de cette crise politique au Niger, après le refus de la Cour constitutionnelle de revenir sur son arrêt qui invalide le référendum prévu le 4 août

"Notre position est conforme à celle de l'Union africaine", a précisé Bernard Kouchner.

Be the first to Write a Comment!

Plus de titres sur allAfrica.com

Copyright © 2009 Agence de Presse Sénégalaise. Droits de reproduction et de diffusion réservés. Distribué par AllAfrica Global Media (allAfrica.com). Pour tout commentaire ou demande d'autorisation de reproduction ou de diffusion, contactez directement le propriétaire des droits en cliquant ici.

AllAfrica collecte et indexe du contenu provenant de plus de 125 organes de presse d'Afrique ainsi que de plus de 200 autres sources d'informations et de nouvelles. Les pourvoyeurs d'informations de AllAfrica gardent l'entière responsabilité éditoriale de leur production. Les articles et documents identifiant AllAfrica comme source sont produits ou commandés par AllAfrica.

AllAfrica - All the Time

SELECT
SELECT

Le top des actualités: Gabon

Rubriques