Fasozine (Ouagadougou)
Kpénahie Traoré
2 Juillet 2009
La cinquième édition de Ciné droit libre, le festival du film sur les droits humains et la liberté d'expression, a officiellement ouvert ses écrans. C'était dans la soirée du mercredi 1er juillet 2009, au Centre culturel français Georges Méliès de Ouagadougou. Et c'est l'épineux thème de la corruption qui a ouvert le bal de cet annuel rendez-vous cinématographique...
Deux films documentaires - «Géraldo: sont-ils tous corrompus?» de Patrice Barrat et Daniel Rubio, et «Pain, pétrole et corruption» de Rémy Burkel et Denis Poncet - ainsi que le long métrage «Le fauteuil» de Missa Hébié, sont les premiers films à être projetés, au cours de ce festival, à l'intention des nombreux acteurs luttant en faveur des droits humains et de la liberté expression. Des films qui traitent de la corruption sous différents angles (le programme humanitaire «Pétrole contre nourriture») dans plusieurs pays du monde, notamment le Brésil, la Roumanie, l'Angleterre, la Chine, la France, le Burkina Faso...
L'association semfilms, promotrice du festival, a bien fait les choses. Grâce à son concept «un film, un thème, un débat», elle a donné une belle opportunité aux cinéphiles, après chaque projection, de discuter avec des personnes ressources. Cela permet, affirme Luc Damiba, président de l'association, de «donner aussi une liberté d'expression aux citoyens sur les problématiques qui les concernent». C'est ainsi que le président d'honneur du Réseau national de lutte anti corruption (Renlac), Dieudonné Yaméogo, et le représentant de l'Autorité supérieure du contrôle d'Etat (ASCE), Alexis Yanogo, ont donné leurs points de vue sur les films projetés et ont entretenu le public sur ce qui est fait sur le terrain au Burkina Faso, en matière de lutte contre la corruption.
Ciné droit libre, c'est aussi des activités spéciales parmi lesquelles «Dix minutes pour convaincre», l'hommage qui sera rendu à Sergio Vieira de Mello, la remise du prix destiné au meilleur projet de film sur les droits humains, un master class sur la réalisation du film documentaire et un concert d'artistes engagés en faveur des droits humains et la liberté d'expression. Autant d'activités qui ont valu la présence d'invités de marque tels que le journaliste nigérien Moussa Kaka, la syndicaliste guinéenne Rabiatou Séra Diallo, le journaliste franco-ivoirien Serge Bilé, le réalisateur algérien Djamel Tahi, ainsi que de la Congolaise Justine Masika Bihamba, fondatrice d'une association de défense des femmes victimes de viol dans la région de l'Est de la R.D. Congo.
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