Paul-Miki Roamba
2 Juillet 2009
C'est parti, depuis hier, pour les inscriptions en vue de l'obtention de la carte nationale de presse. La procédure de demande dudit document a été explicitée hier matin aux journalistes à l'occasion d'un point de presse animé par le Comité technique.
Le comité technique de la carte de presse a rendu compte, jeudi au CENASA, des activités qu'il a menées depuis son installation, le 4 mai 2009 à Ouaga. Germain Nama, président dudit comité a indiqué à la presse que la structure a, à ce jour, tenu deux sessions principales. La première, tenue le 3 juin 2009 a envisagé l'élaboration du règlement intérieur, des formulaires de demande de la carte de presse, du plan d'action 2009 et d'un budget. La seconde session du comité qui s'est tenue quelques jours plus tard, soit le 19 juin, a abouti à l'adoption des documents ci-dessus cités. Et conformément au programme d'activités 2009, le lancement des demandes d'établissement de la carte de presse a débuté ce début juillet sous la responsabilité de Sidgomdé Rouamba et de Simon Yaméogo, tous deux membres du comité. Ainsi, les formulaires de demande de la carte de presse sont disponibles depuis hier 2 juillet 2009 au secrétariat du comité technique pour les journalistes indépendants. Ils seront incessamment transmis aux organes de presse afin qu'ils les redistribuent aux journalistes.
Le document va coûter 13 500 F CFA !
Outre le formulaire qui coûte 300 F CFA, le postulant à la carte de presse doit fournir un dossier comportant une demande manuscrite timbrée à 200 F CFA, une photocopie légalisée de la carte nationale d'identité, un curriculum vitae, une déclaration sur l'honneur attestant que le journalisme est la profession du postulant. Par ailleurs, les demandeurs doivent s'acquitter, lors du dépôt des dossiers, des droits d'établissement de la carte ( 5 000 F CFA) ou du laissez-passer (2 000 F CFA). Le coût global du dossier a été estimé à 13 500 F CFA. La demande complète de la carte de presse ou du laissez-passer est introduite soit par l'organisation représentative des professionnels des médias, soit par le ministère en charge de l'information, soit par l'employeur ou le directeur de publication du requérant, soit encore par le demandeur lui-même. Les candidatures feront l'objet d'un examen et d'une délibération du comité technique. La carte a une durée de vie de 3 ans, tandis que le laissez-passer s'expire au bout d'une année. Les deux documents sont renouvelables pour les mêmes durées et selon une procédure définie. En rappel, la carte de presse permet à son titulaire, d'avoir accès aux sources publiques d'information, aux bâtiments et services publics, au lieux de déroulement des événements. Elle permet également d'accéder aux emplacements des aéroports habituellement réservés aux voyageurs à l'embarquement ou au débarquement, etc. Tous ces avantages, à précisé Germain Nama, sont à négocier. Et des équipes iront incessamment sur le terrain à cet effet.
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