Interview Réalisée Par C F Keita
3 Juillet 2009
Son père Gaby Kanté ne fut pas un grand joueur de tennis, il excelle plutôt dans la formation et l'arbitrage au sein de l'Olympique club et de la Fédération sénégalaise de tennis.
Le fils alors décida de suivre les pas de ses oncles Yaya Doumbia, Abou et Fadel Berthé pour perpétuer l'oeuvre tennistique que leur a léguée Cheikh Berthé dit « Camarade » considéré comme le père du tennis sénégalais au vu du nombre de grands joueurs formés et qui sont devenus des champions d'Afrique aussi bien au niveau des hommes que des dames. Salif Kanté (20 ans) veut être de leur trempe.
Au vu de son parcours, il semble être sur la bonne voie. Tout dernièrement, il avait remporté l'Open de l'Olympique club, couronnant ainsi une saison bien remplie. Discussion avec ce jeune champion qui entend supplanter Daouda Ndiaye au poste de numéro un du tennis sénégalais. Vous avez réussi une bonne saison ; pouvez-vous revenir sur les différents tournois que vous avez disputés jusqu'ici ? J'ai débuté avec le Prize Money en février, mais j'ai perdu en finale contre le Burkinabé Dabiré Sansan. Ensuite j'ai disputé le Prize Money de Bamako et j'ai pris ma revanche sur lui en finale. De retour à Dakar, j'ai gagné l'inter clubs puis j'ai remporté la coupe du Sénégal contre Daouda Ndiaye, ensuite l'Open du Sporting contre le même Daouda Ndiaye. Récemment j'ai gagné l'Open de l'Astu contre Omar Kâ. J'ai vécu une très belle saison parce que la saison dernière je suis resté six mois sans jouer, j'avais besoin donc de jouer cette année.
Qu'est ce qui explique ce regain de forme de Salif Kanté ? C'est que j'en avais marre de rester tout le temps dans l'ombre de Daouda Ndiaye. Il me fallait un petit déclic ; cela est arrivé à ma demi-finale du Prize Money à Dakar et depuis lors je me suis senti plus en forme, j'abordais mieux mes matches. Je suis donc bien physiquement et mentalement et j'arrive à enchaîner les matches et les gagner.
Quelles sont maintenant les perspectives pour Salif Kanté ? Après l'Open de l'Olympique club, je prépare actuellement les « Futures ». Le but c'est de prendre le plus de points Atp pour avoir un classement dans le tennis mondial. Cela ouvre aussi des perspectives en Europe et en Amérique. J'ai perdu mes points l'année dernière parce que je suis resté six mois sans jouer et quand on ne joue pas pendant un an, on perd ses points. Donc on est obligé de rester tout le temps en forme, d'être au top.
Vous avez un sponsor qui vous accompagne dans vos compétitions ? Actuellement je n'ai pas de sponsor. Je finance moi-même mes propres tournois. C'est dur d'autant plus que le tennis est un sport qui demande beaucoup de moyens. Je suis quand même confiant sur la suite de ma carrière puisque j'arrive à enfiler mes matches et les gagner et je me dis que je peux faire encore mieux. Le reste viendra après.
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