Fraternité Matin (Abidjan)
Grâce Ouattara
2 Juillet 2009
Abidjan — Sam Etiassé, préfet d'Abidjan, coordonateur du plan d'urgence Orsec.
D'importantes ressources financières et matérielles ont été mobilisées pour assister les victimes.
A ce jour, le plan d'urgence Orsec a mobilisé des ressources de la part de plusieurs donateurs pour sauver les sinistrés des dernières pluies qui se sont abattues sur la ville d'Abidjan.
Une entreprise de la place a offert pour 37 millions de tôles et de pots de peinture, qui servent présentement à la réhabilitation de certains bâtiments de la cité policière, du camp commando et du lycée moderne de la commune d'Abobo. A côté de ce premier don, une compagnie pétrolière a offert 20 millions composés de bons de carburant, ciment, nattes, matelas et des ustensiles de cuisine. Le gouvernement, quant à lui, a dégagé une centaine de millions dès les premiers instants des inondations. Toutes ces ressources seront mises à la disposition des populations sinistrées, à la fin de cette semaine. Avec l'entrée dans sa phase opérationnelle du plan d'urgence Orsec. L'information nous a été donnée hier par le préfet de la région des lagunes, préfet d'Abidjan, Sam Etiassé, par ailleurs coordonnateur du plan d'urgence Orsec que nous avons rencontré à son cabinet.
Ce qui pourrait être considéré comme retard dans la mise en oeuvre effective dudit plan, selon le préfet d'Abidjan, s'explique par le souci des différents acteurs d'atteindre les objectifs fixés par le gouvernement. Il fallait donc prendre toutes les dispositions nécessaires à cet effet. Ce qui a occasionné la tenue de plusieurs réunions, dont celle d'hier matin avec les maires d'Adjamé, Abobo, Attécoubé, de Cocody et Yopougon, les communes les plus touchées par les effets des dernières pluies tombées à Abidjan. Ces derniers ont été instruits de produire hier soir, la liste des vraies victimes de leur commune, afin qu'une liste définitive soit arrêtée, pour faciliter les interventions à l'endroit des sinistrés. Dont le recasement au Parc des sports de Treichville n'est plus à l'ordre du jour. Selon le préfet d'Abidjan, le premier endroit n'ayant pas les commodités requises, des établissements scolaires ont été réquisitionnés pour accueillir provisoirement les sinistrés, qui sont plusieurs dizaines de milliers, dont la seule commune d'Attécoubé revendique 20.000 personnes vulnérables. Entre-temps, le ministère de la Construction et de l'urbanisme, dans le cadre du plan Orsec, a pour mission d'identifier des zones de recasements définitifs, pour lesquelles le gouvernement donnera son approbation.
Quant aux sites dits dangereux qui seront libérés, le préfet d'Abidjan prévient que toutes les dispositions seront prises afin que des personnes ne s'y installent plus jamais. A terme, indique Sam Etiassé, « nous voulons faire en sorte que le plan d'urgence Orsec ne se déclenche plus en Côte d'Ivoire ».
Marc Yevou
- Un centre d'examen sous les eaux à attécoubé
Cour d'école ensablée, bâtiments envahis par la boue, salles de classe inondées. C'est le triste décor qu'il nous a été donné de voir hier dans le centre d'examen, du groupe scolaire Epp municipalité Djéné Ecaré, dans la commune d'Attécoubé. A la suite des grandes pluies qui se sont abattues sur Abidjan ces derniers jours. La tristesse et l'angoisse se lisaient sur les visages des responsables M. Sylla Issiaka, directeur de l'Ecole municipalité 1 et secrétaire du Comité de gestion des établissements scolaires (Coges) reconnaît que « cette situation est liée au manque de sécurisation de l'école ». Selon lui, l'une des causes de ce problème est relative aux constructions anarchiques de maisons aux alentours de l'école. Toute chose qui ne permet pas ainsi l'évacuation des eaux en cas de forte pluie. Car, indiquera M. Adjé, ces maisons sont construites sur les caniveaux qui servent à évacuer les eaux usées jusqu'à la lagune. Avant d'ajouter que « les habitants y déversent leurs eaux pendant la saison pluvieuse, ce qui finit par inonder cet établissement, devenu méconnaissable ». Ausi, les responsables lancent-ils un appel aux autorités compétentes pour désensabler l'école, car, ce sont environ 357 candidats au Cepe et à l'entrée en sixième qui composeront dans ce centre, le 14 juillet prochain. Pour M. Djan Lucien, « l'éducation est à promouvoir. Il faut donc aider ces enfants à composer dans de bonnes conditions ». Rappelons que de nombreuses écoles primaires, notamment Attécoubé lagune 1 et 2, Lac 1 à Koumassi sont dans la même situation fâcheuse.
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