L'Autre Quotidien (Cotonou)
Didier Houndédou
3 Juillet 2009
L'organe exécutif de la Coordination Nationale des Enseignants pour les Travaux du Baccalauréat (conetra-BAC), a tenu le mercredi dernier, à la Bourse de travail de Cotonou, sa convention nationale. Au menu de cette rencontre, la revue des rapports financier, d'activités, et aussi décider de la conduite à tenir pour la correction des copies du BAC prévue pour lundi prochain.
Pérenniser ce creuset d'expression des enseignants et assurer l'alternance en permettant aux jeunes de se mettre à l'épreuve, telle est la mission que s'est assignée la Coordination nationale des enseignants pour les travaux du Baccalauréat (Conetra- Bac). Après plus d'une année d'existence, elle s'est dotée de statuts qui ont prévu la tenue de la convention nationale. C'est ce qui justifie cette rencontre qui a permis aux membres de l'organe exécutif de la Conetra-Bac de présenter les rapports, financier et d'activités, et le projet de budget prévisionnel, exercice 2009-2010. Pour le porte-parole de la Conetra- Bac, Edmond Dossa, les enseignants impliqués dans les travaux du Bac ont décidé que les choses changent au niveau du traitement qui leur est imposé au cours des différentes étapes de l'organisation du Baccalauréat de l'enseignement du second degré. Ce qui se justifie, a-t-il précisé, par le fait que les travaux de cet examen devenaient de plus en plus contraignants, vues les lourdes responsabilités qu'impliquent son organisation, l'effectif croisant des candidats et le coût élevé de la vie. Il a estimé que ce qui intéresse nombre des acteurs du Bac, c'est le taux à la copie ou au candidat interrogé. « Les questions de traitement en ce qui concerne les primes et autres indemnités sont en voie de règlement », a-t- il rassuré.
Après avoir reconnu que les conditions de travail sont quelques peu améliorées, il a fait observer que le bilan des activités de la Conetra-Bac est positif, ce qui a même conduit aux opérations d'assainissement à leur sein, en vidant des travaux, les enseignants qui n'ont pas le profil requis. Edmond Dossa a annoncé que l'une des grandes batailles à mener par la Conetra-Bac, est la question de la tutelle du Bac. Cette question, a-t-il indiqué, est l'une des plus veilles revendications de l'ensemble des enseignants du secondaire dont la Conetra-Bac a hérité. Il a trouvé aberrant que, lorsqu'il s'agit de la dernière évaluation à la fois sommative et certificative des élèves qui ont été encadrés par les enseignants du secondaire, l'on estime que le Bac est le premier diplôme universitaire. « C'est une usurpation qui dénote du manque d'humilité de certains collègues de l'enseignement supérieur. Si non, peut-on prouver à l'opinion publique dans quelle faculté se prépare le Bac pour qu'on en fasse le premier diplôme universitaire », a-t-il conclu. Cette convention a été sanctionée par un communiqué final qui a exhorté les enseignants conviés aux travaux du Bac à beaucoup de détermination pour que l'examen du Bac connaisse une nette amélioration dans son organisation et dans son exécution.
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