Fatou K. Sene
3 Juillet 2009
La pièce A l'aube d'un temps nouveau a ouvert la cinquième édition du Festival international de théâtre pour la paix, mercredi à Blaise Senghor. Elle est revenue sur les avantages et l'utilité de la calebasse dans les sociétés traditionnelles africaines.
Le festival international de théâtre pour la paix (Fest'art) déroule sa cinquième édition. Depuis le mercredi 1er juillet jusqu'au 8 courant, plusieurs compagnies théâtrales venant de la Guinée, de la Côte d'Ivoire, du Sénégal, du Burkina Faso, etc., se succèderont sur les planches.
En lever de rideau, mercredi, la troupe Hameau des arts du Gie Gorgoolu de Yembeul s'est produite au centre culturel Blaise Senghor. La pièce, intitulée A l'aube d'un temps nouveau, retrace l'histoire et l'importance de la calebasse dans la société africaine. Les comédiens, des professionnels associés à des amateurs, ont montré tour à tour l'utilité de cet ustensile. Sur deux tableaux, ils ont présenté les inconvénients de ceux qui se servent de la matière plastique et qui finissent par l'abandonner pour la calebasse naturelle. Ces derniers sont réconfortés dans leur choix par les griots qui chantent les bienfaits de cet objet.
La pièce met au-devant de la scène les contrastes, les méfaits et avantages de cet instrument. La calebasse sert chez les peulhs à conserver le lait caillé. Les femmes vont au marché avec alors que les hommes s'en servent pour prendre leur douche.
Rythmée par des chants et de danses mandingues, comme pour dire que la calebasse traverse les frontières sénégalaises, la trame de la représentation s'articule autour d'un mariage princier. Tous les cadeaux offerts au jeune couple sont à base de calebasse, à l'état originel ou transformée en mobilier. Le décor est fait de huttes, de troncs d'arbres où sont accrochées de petites calebasses.
La maison royale est garnie de mobiliers, chaises et tables, fabriqués à partir du même objet. L'accent a été aussi mis sur les costumes des comédiens. Tout en déroulant la pièce, ils ont servi un défilé avec les habits en lin, brodés de petites calebasses par la styliste Fatoumata Coulibaly. Les musiciens qui ont animé le spectacle n'étaient pas en reste. L'orchestre dirigé par Libasse Gaye à la percussion et Adama Cissokho au balafon, a montré l'utilité de la calebasse dans la musique traditionnelle africaine.
Sans texte écrit, s'appuyant représentation très imagée, la pièce A l'aube d'un temps nouveau, est mise en scène par Macodou Mbengue et Sadibou Manga. Le festival international de théâtre pour la paix se poursuit jusqu'au 8 juillet. Au programme, jeudi, la troupe Kocc Barma de Rufisque dans Le tableau et la compagnie Arenk théâtre de Guinée dans Targuiya se sont produits sur la scène de Blaise Senghor. Vendredi, au Goethe institut à 18 heures, la compagnie Archipel présente Feu rouge, alors qu'à Blaise Senghor le lycée Lamine Guèye et la compagnie ivoirienne Mahn Baya montreront respectivement les pièces : Jean le fou et Avant, c'était avant.
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