Fraternité Matin (Abidjan)
Elvis Kodjo
3 Juillet 2009
Abidjan — Drame silencieux que les problèmes d'infertilité (féminines ou masculines) ! Ils sont à l'origine de nombre de malaises dans les couples. Pour essayer d'y remédier, un groupe de praticiens a décidé de mettre sur pied un cadre de réflexion sur la prise en charge et le diagnostic des diverses causes, y compris l'assistance médicale à la procréation (AMP).
Le GEFCI (Groupe d'étude sur la fertilité en Côte d'Ivoire) ainsi enfanté, a fait ses premiers pas mercredi à l'hôtel Novotel au Plateau. Plusieurs pontes de la chose médicale et des spécialistes plus ou moins avertis ont suivi avec un réel intérêt la journée d'étude scientifique qui a marqué cette présentation officielle de l'organisation. Placée sous le parrainage du ministre de la Santé et de l'Hygiène publique et les co-parrainages du ministre de l'Enseignement technique et de la Formation professionnelle et son homologue de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, l'étude de cette journée a porté sur la « Stimulation et le monitorage ovarien dans le cadre d'une assistance médicale à la procréation ». Elle a été meublée par une demi-douzaine de communications.
Créée en mai 2008, au lendemain des premières activités scientifiques sur l'AMP organisées par la Société de gynécologie et d'obstétrique de Côte d'Ivoire (Sogoci) qui ont ressorti la nécessité d'un tel cadre de réflexion, le GEFCI, dira son président, le Pr. Sangaré Sega Ibrahima, enseignant la faculté de médecine de l'université de Cocody, veut contribuer au traitement de l'infertilité en Côte d'Ivoire. Au nombre des actions à mener dans ce sens, il entend « promouvoir, développer la thérapeutique et la recherche sur la fertilité en réunissant tous les cliniciens, biologistes et psychologues intéressés à la médecine et à la biologie de la reproduction ». Le GEFCI travaille aussi à la mise en place d'une réglementation de l'Assistance médicale à la procréation et à l'élaboration d'un guide de bonnes pratiques en médecine et biologie de la reproduction.
Selon le Pr. Bohoussou Kouadio, monument de cette spécialité de la médecine qui s'occupe des maladies de la femme, les problèmes d'infertilité constituent 40% des consultations en gynécologie en Côte d'Ivoire. La femme est cependant loin d'en être l'unique responsable. L'homme en porte le fardeau dans environ 30 cas sur 100.
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