5 Juillet 2009
Du 22 au 27 juin 2009, l'Observatoire des pratiques anormales (OPA) a parcouru le corridor Ouaga-Bamako avec des journalistes. Notre confrère Bernard Zangré était de la partie. Dans son carnet de voyage, il a retracé le calvaire des usagers de ce tronçon, relatif à la corruption et aux intimidations. Sur notre site web, www.lobservateur.bf, les internautes y sont allés de leurs commentaires pour fustiger ces pratiques qui entravent la libre circulation des personnes et des biens. Pour eux, des mesures doivent être rapidement prises, sinon on est encore loin de l'intégration sous- régionale.
Posté le 3 juillet 2009 par Moaga, le vrai Comment voulez-vous que nos pays avancent dans un tel désordre ? Toutes ces tracasseries ainsi que ces pots-de-vin, éxigés par les hommes de tenue véreux, finissent par être une des causes de l'augmentation du coût de la vie dans nos pays. En effet, les commerçants ajoutent ces frais à leurs coûts de transport. Donc, nous payons cela de nos poches. Je pense qu'il faut une bonne réflexion et des actions communes du gouvernement et des transporteurs pour diminuer considérablement ces pratiques mafieuses. Il faut agir, arrêtons de faire des discours et de grandes réunions. Vous voyez que ces institutions budgétivores, comme la CEDEAO et l'UEMOA, ne servent à rien. Le cadre existe, mais ce sont les pays dits les plus démocratiques de la sous-région qui n'arrivent pas à contrôler leurs hommes de tenue. Je suis désolé de le dire, mais le développement commence par là. J'adore le Mali, et, en général, les Maliens sont très sympas, mais aller chez eux est un calvaire. Toute personne qui a pris cette route dira à quel point c'est pénible de voyager dans ce pays. Les chefs d'Etat doivent interpeller le président ATT. C'est bien de lutter contre AL QAIDA, mais il faut surtout lutter efficacement contre la corruption.
Posté le 3 juillet 2009 par Tapsoba en Hollande Très bon article ! Si les reportages de ce genre pouvaient être réalisés du côté du Mali aussi, je pense que les choses changeraient. On ne peut pas continuer à jouer sur l'ignorance des pauvres transporteurs qui, du reste, contribuent au développement de la sous-région. Les transporteurs doivent s'unir dans des structures inter-Etats afin de porter cette affaire au plus haut niveau. On est encore loin de l'intégration sous-régionale !
Posté le 3 juillet 2009 par MOUMET Il faut que les forces de l'ordre évitent de s'ériger en forces du désordre. On a du mal à comprendre à quoi servent les textes sur la libre circulation dans la sous-région. Ces pratiques ont toujours été dénoncées, mais hélas !
Posté le 3 juillet 2009 par Sioux Très bon papier, mais comme les transporteurs sont rarement en règle il va sans dire qu'ils prêtent le flanc aux forces de contrôle : voyez vous-mêmes les photos des camions que le reporter nous a montrées. Même le plus agneau des policiers va réprimander leurs conducteurs, n'en parlons pas des flics qui ne sont heureux que quand ils voient des camions pareils. C'est un monde, si les transporteurs se mettent en règle, les policiers vont maigrir, sans doute.
Posté le 3 juillet 2009 Le cas du Mali est quand même très critique concernant les contrôles dans toute ville traversée. L'autre aberration est le fait qu'on vous demande de payer 1000 FCFA avant d'apposer un cachet sur votre passeport. Je me souviens avoir eu en 2005 un débat chaud à un poste frontalier avec les policiers, car ayant refusé de payer ce montant. Et un policier m'a rétorqué qu'il fallait payer pour l'encre du cachet ; quel scandale ! Mieux vaut donc leur présenter sa CIB que son passeport.
Posté le 3 juillet 2009 par Gypsie Il faut sérieusement voir le problème à nos frontières. J'ai aussi été victime d'un cas similaire mais pour non-respect du port de verres correcteurs, inscrits sur ma CIB ; je tenais mes lunettes. On te traite de tous les noms d'oiseau lugubre. Ce qui est plus frustrant, c'est le comportement des autres passagers qui, soit se taisent, soit t'engueulent parce que pressés de rentrer chez eux.
Posté le 3 juillet 2009 par Galdia Je me rappelle qu'en 2000, j'ai failli être gardé au poste frontalier de Koro en territoire malien. A Bandiagara, j'ai été traité d'étranger. Bref, très peu de personnes ayant visité le Mali ont gardé une bonne impression des forces de l'ordre de ce pays. C'est grave, car le Mali est l'un des pays touristiques phares de la sous-région, d'où la nécessité pour l'Etat malien de mieux sensibiliser les forces de l'ordre à leur strict devoir et à l'accueil.
Posté le 3 juillet 2009 par L'insti't Il ne faut pas trop fustiger les policiers maliens pour le racket des étrangers. Je crois que c'est la même règle au BF avec nos policiers. Sauf qu'étant Burkinabé, on n'est pas touché par le fléau sur notre territoire. Attention aux critiques violentes à l'adresse des autres ! Peut-être que les mêmes exactions se font chez nous aussi. Souhaitons que la lutte se mène au niveau sous-régional. Ce n'est pas demain la veille.
Posté le 3 juillet 2009 par Florentine A l'insti't qui dit que c'est la même chose pour le Burkina, je dirai que ce n'est pas "complètement" vrai. Je ne suis pas encore allée au Mali, mais je suis partie plusieurs fois au Ghana et je n'ai pas eu ce problème. J'ai juste payé 500 FCFA à la frontière. Une fois, je suis revenue avec une amie ivoirienne, un Ghanéen et une Libérienne, mais ils n'ont pas eu de problèmes à la frontière à Dakola. Je suis étonnée de ce qui se passe sur le tronçon Ouaga-Bamako ou Bamako-Ouaga, car c'est tout le contraire sur la Nationale 5(Ouaga Ghana). Les autorités doivent vraiment s'impliquer, car il ne sert à rien de signer des accords lors des rencontres si sur le terrain ils ne sont pas appliqués... Par ailleurs, les policiers, militaires et douaniers doivent être formés et informés.
Posté le 4 juillet 2009 par Shock Je pense que les autorités des pays de l'UEMOA nous ont flattés avec cette histoire de libre circulationdes personnes et des biens, ou alors parmi elles il y a des traîtres qui disent "oui ! oui !" lors des grands-messes de l'UEMOA, mais qu'une fois rentrés, font tout le contraire de ce qui a été décidé et ratifié. Sinon, comment comprendre ces agissements des hommes de tenue du Mali et du Niger sans qu'aucune d'entre elles ne lève le petit doigt ? Les policiers sont souvent les plus mal payés des agents de l'Etat dans l'espace UEMOA, mais ce n'est pas pour cela qu'ils ont le droit de racketter les pauvres voyageurs !
Posté le 4 juillet 2009 par Kilombo Dans tout ça, le Burkina ne fait rien pour nos compatriotes. Les barrières ont été levées au Burkina depuis belle lurette. Les étrangers circulent librement chez nous, mais nos ressortissants, personne ne leur garantit cette sécurité. Nos autorités savent bien s'occuper des affaires des autres, mais pas des choses qui nous concernent directement. Personne, aucune autorité n'a osé dénoncer ces tracasseries, c'est difficile à gérer, on nous dira. Alors, renouveler les équipes, faites-les tourner. En attendant, je ne comprends pas pourquoi les autorités maliennes ne sévissent pas. Où sont la CEDEAO et l'UEMOA dans tout ça ? Où est l'intégration dans tout cela ? Le réseau routier n'est pas bon, mais les contrôles et les perceptions illicites marchent bien. Pour l'instant, ce sont les pauvres chauffeurs qu'on dépouille tous les jours sous le regard de l'autorité publique, qui semble donner son quitus.
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