Serge Coulibaly
5 Juillet 2009
La prévention des risques professionnels était au centre d'une formation de 72 heures, qui a réuni du 1er au 3 juillet 2009 à Dédougou, les délégués du personnel et les membres des Comités de santé et de sécurité au travail (CSST) des provinces de la Kossi et du Mouhoun. Organisée par le Service prévention des risques professionnels de la direction régionale de la Caisse de sécurité sociale de Bobo Dioulasso, cette formation avait pour objectif de permettre aux travailleurs et employeurs de découvrir les notions de santé et de sécurité au travail.
L'homme, dans ses occupations quotidiennes, est toujours exposé à un danger. Les différentes tâches auxquelles il doit faire face pour gagner sa vie et assurer le bien-être social de sa famille comportent de nombreux risques. Ces risques ne sont pas souvent perçus comme un danger réel et d'aucuns pensent qu'ils ont leur raison d'être auprès des hommes dans le travail. Pourtant, ces risques d'une manière générale sont des facteurs d'accidents et ont des conséquences sociales assez importantes. Pour permettre donc aux travailleurs et employeurs de découvrir les notions de santé et de sécurité au travail, de maîtriser les risques potentiels pour mieux sauvegarder leur patrimoine, le Service prévention des risques professionnels de la direction régionale de la Caisse de sécurité sociale de Bobo Dioulasso, a organisé, du 1er au 3 juillet 2009 à Dédougou, une formation au profit des délégués du personnel et des membres des Comités de santé et de sécurité au travail (CSST) des provinces de la Kossi et du Mouhoun. Soixante douze heures durant, la trentaine de participants, issus des collectivités et des entreprises privées, se sont familiarisés aux techniques de la prévention des risques professionnels.
Les communications portées à la connaissance des participants ont été, entre autres, les dispositions législatives et réglementaires en santé et sécurité au travail ; l'organisation de la médecine préventive en entreprise ; les accidents du travail ; les maladies professionnelles et leur réparation ; les facteurs de risques ; le rôle, les missions et les moyens d'action du CSST ; etc. S'appuyant sur l'adage selon lequel "Mieux vaut prévenir que guérir", Norbert Somé a laissé entendre que certains chefs d'entreprise mettaient souvent l'accent sur le matériel et négligeaient le potentiel humain. Or, sans l'intervention de l'homme, les machines seules ne peuvent pas travailler. C'est pourquoi, il a estimé qu'il était important de préserver le patrimoine humain en le revalorisant et en le préservant des risques encourus au niveau de son poste de travail. "La réparation coûte chère à l'entreprise, à l'Etat, à la famille et à l'intégrité physique de la victime d'accident de travail", a-t-il expliqué avant de conclure que tous les risques sociaux couverts par la sécurité sociale ont un point commun, la perte ou la réduction du gain, le dommage physique ou intellectuel de la victime, et cela fait naître des besoins supplémentaires.
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