Badjang Ba Nken
6 Juillet 2009
Parmi les secteurs les plus à même de booster la croissance de l'économie camerounaise en quête d'une second souffle, figurent les mines. Après des décennies de recherches, le sous-sol national révèle depuis quelques années ses immenses richesses, dont des gisements de classe mondiale.
C'est notamment le cas des gisements de cobalt nickel-manganèse de Lomié, de fer de Mbalam, de diamant de Mobilong et de bauxite de Minim-Martap. Le gisement de cobalt-nickel-manganèse de Lomié, est de l'avis des experts, le plus grand gisement primaire de cobalt au monde. A Lomié on aura au total sept zones d'exploitation. La première d'une durée de 18 ans produira 3000 à 4000 tonnes de cobalt/an. Le cobalt est notamment utilisé dans la fabrication des batteries de voiture rechargeables. La société Geovic Cameroun (GeoCam), à capitaux majoritairement américains créée en 1995, a obtenu en 2003 un permis d'exploitation de la mine.
S'agissant du projet de valorisation du fer de Mbalam, il offre d'énormes perspectives en terme de création d'emplois (2.000 à 3.000). Les réserves de fer sont estimées à 200 millions de tonnes de fer riche et 1,2 milliard de tonnes de fer pauvre. C'est la Cam Iron S.A. filiale du Groupe australien Sundance Resources Limited, titulaire depuis 2005 d'un permis de recherche, qui a pour mission d'exploiter et de valoriser le gisement de Mbalam.
Quant au gisement de diamant Mobilong près de Yokadouma, dans la Boumba-et-Ngoko, les recherches effectuées par une entreprise à capitaux majoritairement coréens, la Cameroon and Korean Mining Company, révèlent qu'il contient 736 millions de carats, ce qui représentait, en 2008, cinq fois la consommation mondiale. D'autres gisements existent à l'instar de celui de bauxite de Minim-Martap. Il contient plus d'un milliard de tonnes de réserves devant être exploitées par l'entreprise Hydromine Global Mining à capitaux majoritairement canadiens.
Ces fabuleux trésors qui devraient impacter considérablement l'environnement socio-économique national et ce faisant, faire grimper le taux de croissance, tardent malheureusement à démarrer, au grand dam des chercheurs d'emploi et du Trésor public.
On comprend dès lors que s'adressant vendredi dernier aux membres du gouvernement lors d'un conseil ministériel, le chef de l'Etat ait relevé pour le déplorer que « Nos grands projets industriels et miniers ont marqué le pas » Et d'ajouter : « certes, les crédits se sont raréfiés. Mais en serions-nous là, si avant la crise nous avions été plus réactifs ». Pour conclure le président de la République a demandé que ces projets soient repris « avec davantage de volonté d'aboutir ». A bon entendeur
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